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Mardi 09 Juin 2026
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Merkel et Hollande solidaires de la Grèce

La chancelière allemande et le nouveau président français ont affiché une solidarité sans faille pour la Grèce en pleine tourmente.

Merkel et Hollande solidaires de la Grèce
Mme Merkel et M. Hollande ne parlent pas le même langage sur la croissance.

Paris et Berlin se sont mis d’accord mardi lors de la première rencontre entre Angela Merkel et François Hollande, de présenter en commun des idées sur les moyens de relancer la croissance européenne lors du prochain Conseil européen. Pour ce faire, «la relance de l’Europe sur fond de crise grecque a constitué l’essentiel de cette visite du président socialiste chez la chancelière conservatrice, quelques heures seulement après son entrée officielle à l’Elysée.»

Lors d’une conférence de presse commune à la chancellerie, les deux dirigeants ont précisé que les mesures à venir sur la croissance devraient notamment concerner les Grecs, dont ils souhaitent le maintien dans la zone euro. S’agissant du pacte budgétaire européen, François Hollande a rappelé qu’il avait demandé sa renégociation pendant la campagne électorale, tout en laissant entendre qu’il était prêt à envisager un texte séparé sur la croissance. Le président français a déclaré que tout dépendrait de l’issue des discussions sur la croissance.

Par ailleurs, la chancelière allemande et le nouveau président français ont affiché lors de cette rencontre «une solidarité sans faille pour la Grèce en pleine tourmente, tout en admettant leurs différends sur la politique de croissance à mener en Europe, lors de leur première rencontre. Tous deux se sont dit prêts à réfléchir à de nouvelles mesures de croissance pour aider le pays, en plein chaos politique et qui se prépare à de nouvelles élections.»

Athènes doit organiser de nouvelles élections législatives au mois de juin dans un contexte d’instabilité qui avive les craintes d’une sortie de la Grèce de la zone euro. La chancelière allemande a affirmé que la France et l’Allemagne étaient «conscientes de la responsabilité qu’elles ont» pour l’Europe et que les deux pays avaient «le devoir» de travailler ensemble. Au-delà de l’urgence grecque, les deux dirigeants n’ont pas essayé de masquer leurs divergences, mais ils ont insisté sur leur volonté de dialogue pour les surmonter. Mme Merkel et M. Hollande ne parlent pas le même langage sur la croissance. La chancelière envisage des mesures structurelles, notamment des réformes du marché du travail, là où M. Hollande plaide pour le financement de grands projets. La chancelière a assuré qu’il y avait «des points d’accord» avec M. Hollande sur la croissance, reconnaissant qu’il s’agissait d’un «concept général» qui pouvait recouvrir différents types de mesures et admettant aussi «des signes de divergences».

«En début de soirée, M. Hollande avait été reçu à Berlin avec les honneurs militaires, puis avait eu un entretien d’une heure avec la chancelière. Ils ont échangé poignées de main et sourires devant une foule de photographes.» Président et chancelière ont participé à une cérémonie protocolaire sous la pluie à la nuit tombante, dans la cour de la chancellerie donnant sur les bâtiments du Parlement, où ils ont écouté les hymnes des deux pays et passé en revue des détachements des trois armes. Le voyage du président avait été marqué par un incident, son avion ayant été touché par la foudre et contraint de faire demi-tour.

M. Hollande était finalement reparti vers sa destination à bord d’un autre appareil, entraînant un retard d’une heure sur le programme. Avant d’être élu, François Hollande avait annoncé vouloir rouvrir les négociations sur le traité budgétaire-adopté en mars dernier par 25 des 27 pays de l’UE et déjà ratifié par plusieurs d’entre eux-pour y ajouter des mesures de croissance, ce à quoi Mme Merkel s’oppose fermement.

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