Fête du Trône 2006

La gestion du parc automobile de l’État parmi les grandes priorités

Les dépenses pour le renforcement du parc de l’État sont passées de 709 millions de DH en 2010 à
278 millions de DH en 2012. Quant aux frais d’acquisition de véhicules pour le compte des administrations publiques, ils ont été réduits de 44% entre 2010 et 2013.

Il a été décidé que la location de voitures ne doit plus dépasser quinze jours.

19 Mai 2013 À 14:30

Le gouvernement dit avoir toute une panoplie de mesures pour faire face à la crise économique actuelle qui est engendrée par la crise mondiale. Ainsi, l’on parle d’un programme classé selon les priorités du gouvernement. Selon Driss El Azami El Idrissi, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des finances, chargé du Budget, le gouvernement agit tout d’abord sur le plan macro-économique pour donner de la visibilité aux opérateurs économiques. Action qui a consisté également, affirme-t-il, en l’accompagnement de l’investissement privé à travers le traitement de la problématique des procédures administratives, foncières et au niveau du financement. Les mesures entreprises au niveau macroéconomique ont trait également à l’élaboration d’un plan marocain de développement au profit de l’industrie, l’export et l’économie locale…Un autre volet des mesures prises pour faire face à la crise, notamment le déficit budgétaire, est allé en direction de la réforme du régime fiscal, le développement des ressources, mais surtout la rationalisation des dépenses publiques. Dans ce cadre, le gouvernent met en avant les efforts déployés pour rationaliser la gestion du parc automobile de l’État. Le ministre de l’Économie et des finances, Nizar Baraka, a donné des chiffres pour présenter l’ampleur des réductions faites des dépenses de l’État à ce niveau. À en croire les données de l’étude réalisée par l’Inspection générale du ministère de l’Économie et des finances (étude commandée par le ministère et dont le but est d’améliorer la gestion et l’utilisation du parc automobile de l’État), entre 2010 et 2013, la bonne gestion a permis de réduire de 44% les dépenses liées à l’acquisition de ces véhicules.

Par ailleurs, la question de la rationalisation de la gestion du parc automobile s’impose comme prioritaire. En effet, l’analyse des différents rapports réalisés par la Cour des comptes relève à chaque fois des excès en la matière. Cependant, le gouvernement ne donne pas assez d’éléments sur le volume du parc automobile. Les dernières données montrant l’ampleur de ce parc datent de 2007 (l’étude réalisée par l’Inspection générale du ministère des Finances n’est pas encore diffusée au public, à part quelques données exprimées par le ministre devant le Parlement).Maîtrise des coûtsÀ fin 2007, le parc automobile en circulation des organismes publics compte 100 147 véhicules. Il s’agit de 47 874 automobiles dépendant du budget général de l’État et 52 273 automobiles dépendant du budget des collectivités locales. Les budgets alloués au parc automobile par l’État, les collectivités locales et les entreprises et établissements publics dont la gestion est confiée à la Société nationale des transports et de la logistique (SNTL) ont atteint, durant la période 2004 à 2007, plus de 5,574 milliards DH. Une enveloppe de 1 948 030 000 DH est destinée à l’acquisition, 1 927 077 180 DH pour le carburant, 40 997 400 DH pour l’entretien et 1 287 710 180 DH pour les réparations. Quant aux frais de l’assurance, ils ont monopolisé 370 898 152 DH.Rappelons que le coût de l’acquisition des voitures pour le compte de l’État a atteint en 2010 quelque 709 millions de DH, alors qu’en 2012, cette rubrique de dépenses n’a pas dépassé les 278 millions de DH. Aussi, s’agissant de la réduction du coût du carburant et de l’entretien, il a été réduit de 104 millions de DH en 2012 par rapport à 2011. Dans le même sens, l’acquisition des voitures pour le compte des administrations et entreprises publiques est soumise à des conditions et à des critères bien précis. En plus, cela dépend des autorisations du chef du gouvernement ainsi que celle du ministre des Finances. Ainsi, à la fin de l’année 2012, les autorisations octroyées pour le renforcement du parc automobile n’ont pas dépassé une enveloppe de 40 millions de DH.

Dans le même cadre, la location de véhicules a été soumise à des restrictions. Il a été ainsi décidé que cette location ne doit plus dépasser quinze jours et que les administrations ne peuvent y recourir que dans des cas extrêmes. Alors que la durée de location pouvait varier entre une et deux années. Toutes ces mesures tendant à la rationalisation des dépenses publiques sont inspirées de l’esprit de la circulaire du chef du gouvernement relative à la gouvernance des institutions et des établissements publics.                                                

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