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Le Maroc s’apprête à rejoindre le PGO

Le Royaume remplit tous les critères d’adhésion et semble en bonne voie pour être le premier pays francophone à faire partie de ce club.

22 Mai 2013 À 17:59

Le Maroc s’approche de plus en plus de l’adhésion à l’initiative internationale du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO). Lancée en 2011 par les États-Unis et le Brésil, l’initiative pourrait en effet constituer une plateforme d’échange d’expérience en matière de transparence et de libertés pour le Maroc, affirme Abdeladim El Guerrouj, ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration.

Le ministre, qui est revenu sur les avancées du Maroc dans ce sens lors du dernier conseil de gouvernement, avait présidé en novembre dernier en collaboration avec l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) une conférence internationale sur le thème «Mettre en œuvre des politiques de gouvernance ouverte» à Rabat et qui a été l’occasion pour la présentation de cette initiative et le processus entamé par le Maroc afin d’y adhérer. Dans le cadre de ce processus, le Maroc a pu établir un rapport global dressant l’état des lieux dans l’administration marocaine, ce rapport est en cours d’évaluation par le biais de trois experts internationaux en charge du dossier du Maroc qui semble avoir toutes ses chances pour intégrer ce club des pays les plus transparents, assure M. El Guerrouj. En cas d’adhésion, le Maroc sera le premier pays francophone à faire partie de ce club, il pourra à ce titre gagner en attractivité économique et améliorer son climat d’affaires pour attirer plus d’investissements étrangers. Lancée en marge de la 66e Assemblée générale de l’ONU, l’initiative du partenariat pour un gouvernement ouvert compte déjà 57 pays, dont un seul État arabe qui est la Jordanie. Les objectifs annoncés pour ce partenariat sont au nombre de quatre : l’amélioration des services publics, le renforcement de l’intégrité publique dans ce secteur, la gestion de ses ressources ainsi que la responsabilisation des entreprises.                         

Trois questions à : Abdeladim El Guerrouj, ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration

«Un club de gouvernements transparents»

Où en êtes-vous aujourd’hui dans le processus d’adhésion ? Les choses avancent bien. On avait organisé une conférence au mois de novembre dernier pour expliquer aux gens les enjeux d’un tel partenariat. Cette rencontre était destinée non seulement aux Marocains, mais aussi à toute la région MENA. Je peux vous dire qu’à ce jour, on a franchi plusieurs étapes et on a préparé un rapport global sur la situation au Maroc, puisqu’on est au stade de l’évaluation. Quand le Maroc sera-t-il prêt à adhérer à cette initiative en remplissant les critères d’éligibilité ?Pour l’éligibilité, il y a quatre critères à retenir. Il s’agit de la transparence budgétaire, de l’accès à l’information, de l’intégrité et de la démocratie participative, et je peux vous dire que le Maroc a réalisé des avancées considérables sur ces différents volets.Qu’est-ce que le Maroc a à gagner dans cette adhésion ?Le PGO est considéré comme un club des gouvernements les plus transparents, cela est capable d’améliorer l’attractivité du Maroc surtout sur le plan économique. C’est comme un label de transparence qui va sûrement améliorer le climat des affaires dans le pays. Cela aura aussi un impact sur les services publics qui vont s’améliorer conformément aux exigences de ce partenariat. Il faut aussi noter que le Maroc sera le premier pays francophone et le deuxième dans la région MENA à intégrer cette initiative.

Propos recueillis par A.L.

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