23 Mai 2013 À 17:02
Cette conférence, organisée au siège du think-tank américain «Carnegie Endowment for International Peace», a été marquée par la présentation du nouvel ouvrage intitulé «Perilous Desert : Insecurity in the Sahara» (Désert périlleux : instabilité au Sahara), édité par ce prestigieux centre de réflexion et cosigné par Frederic Wehrey et Anouar Boukhars, deux experts de l’Afrique du Nord et des questions de sécurité.
Intervenant à cette occasion, Christophe Boutin, expert français et professeur agrégé à l’Université de Caen, a fait observer que de nombreux médias français et internationaux ont récemment évoqué l’implication de combattants du polisario dans le conflit armé au Mali, où ces éléments séparatistes sont allés prêter main forte aux groupes rebelles islamistes liés à Al-Qaida, qui occupaient le nord du Mali.
De son côté, Rudolph Atallah, membre éminent du Centre Michael Ansari pour l’Afrique relevant du think-tank américain «Atlantic Council», a également fait état de l’implication d’éléments du polisario dans les affrontements armés au Mali, notamment dans la prise et le contrôle de Tombouctou par les groupes islamistes, dont celui d’Ansar Edine, responsable de la destruction de sites du patrimoine culturel et religieux maliens dans cette ville mythique. M. Atallah avait mis en garde, lors d’une audition mardi devant les sous-comités de la commission des Affaires étrangères de la Chambre basse du Congrès américain, contre la collusion de plus en plus avérée entre le polisario et les organisations criminelles s’activant dans un triangle géographique comprenant l’Algérie, la Mauritanie et le Mali.
Il a aussi souligné que dans une région de plus en plus volatile sous l’effet de la menace terroriste aux implications néfastes pour la sécurité de la communauté internationale, le Maroc se distingue en tant que «modèle de réformes, de progrès et de lutte antiterroriste».