22 Mai 2013 À 16:02
L’action gouvernementale se poursuit en essayant de donner l’impression qu’elle n’est aucunement sous l’effet de la décision politique du Parti de l’Istiqlal voulant se retirer de la majorité gouvernementale. D’ailleurs, intervenant ce week-end devant un rassemblement interne de son Parti de la justice et du développement (PJD), le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a déclaré que les activités du gouvernement se poursuivent normalement et que c’est la majorité qui est en difficulté.
La question de la majorité et ses composantes se pose avec insistance. Quels autres alliés faut-il aller chercher ? Cette question interpelle en premier lieu le parti qui dirige la majorité, à savoir le PJD. Est-ce que la réponse doit être apportée uniquement par le secrétaire général du parti (qui est en même temps le chef du gouvernement) ou par le secrétariat général du parti ? Ou est-ce une décision qui devrait relever d’une instance ayant plus de poids au sein du parti ?
Les membres du conseil national du PJD estiment que cette instance doit se réunir pour débattre de la situation politique actuelle et des mesures politiques à prendre par le parti. Rappelons-le, c’est cette même instance qui a décidé que c’est le secrétaire général du parti qui devait représenter le PJD à la tête du gouvernement. C’est elle aussi qui a décidé de la liste des ministres à présenter au nom du parti. C’est elle également qui avait adopté les critères dans le choix des PJDistes aux postes politiques et de responsabilité au nom du parti…
C’est dans cette logique que des membres du conseil national ont demandé au bureau de convoquer une session extraordinaire. Car la dernière session ordinaire avait eu lieu en décembre dernier. Ce qui veut dire que la prochaine session ordinaire ne pourra avoir lieu qu’en décembre prochain. Cependant, il faut que les demandes allant dans ce sens soient émises, au moins, par le tiers des membres du conseil national ainsi que le prévoit l’article 28 des statuts du parti.
Par ailleurs, le bureau du conseil national a tenu, jeudi dernier, une réunion ordinaire durant laquelle il a examiné les demandes qui lui ont été adressées appelant à la tenue d’une session extraordinaire du conseil national. Le Bureau a décidé de se concerter avec le secrétariat général à ce sujet. Ainsi, tout en refusant de dire si le quota du tiers des membres a été réuni ou non, un membre du bureau a déclaré à notre journal que les concertations à ce sujet sont en cours. Or, il faut préciser que le conseil national du parti peut également être convoqué pour une session extraordinaire à la demande du secrétariat général ou à la demande du bureau du conseil national.
Ce sont ces deux entités qui sont actuellement en concertation pour voir l’utilité d’une telle décision. Cependant, il faut qu’il y ait une réunion extraordinaire du secrétariat général pour en discuter ou attendre le 1er juin, date à laquelle est programmée la prochaine réunion ordinaire du secrétariat général qui se tient chaque quinzaine.