14 Mai 2013 À 20:28
Le mois de mai est celui du documentaire espagnol à l’Institut Cervantès de Casablanca. Pour cela, un cycle de cinéma intitulé «Le territoire documentaire» est prévu tous les lundis de ce mois au théâtre de l’Institut à 19 h. Il s’agit des films documentaires «Hollywod Talkies» d’Oscar Pérez et Mia de Ribot réalisés en 2011, «La valise mexicaine» de Trisha Ziff (2011), «El Somni» de Christophe Farnanier (2008) et enfin «Flamenco de Raïz». Après la projection des deux premiers documentaires les 6 et 13 mai, celle de «El Somni» et de «Flamenco de Raïz» est programmée pour les 20 et 27 du même mois à la même heure et au même endroit. L’objectif de ce cycle est de mettre en lumière les évolutions qu’a connues le film documentaire espagnol contemporain. Les films, inclus dans ce cycle de cinéma, représentent tous les aspects créatifs du documentaire espagnol.
L’intérêt est d’offrir au public marocain un aperçu des multiples capacités et de la diversité de ce genre et de souligner la diversité de ses formes actuelles en Espagne», précise Laura Gutiérrez Tejón, directrice culturelle de l’Institut Cervantès de Casablanca. Ainsi le cycle «Territoire documentaire» tente à travers la projection de ces documentaires de mettre en avant la richesse de ce genre cinématographique dans sa condition «transnationale». Une richesse que le documentaire espagnol partage avec son homologue marocain de par la proximité géographique des deux pays et les similitudes qui existent entre les deux écoles de cinéma. «Au Maroc, il y a aussi une grande créativité dans le cinéma documentaire. La vitalité de ce genre cinématographique est soutenue par des festivals importants comme le FIDADOC d’Agadir, le Festival international du film documentaire de Khouribga ou encore celui de Zagora. Le documentaire est en évolution permanente et est aujourd’hui en pleine mutation», ajoute-t-elle.
Au registre des films documentaires choisi pour ce cycle de cinéma, on retient «Flamenco de Raïz» programmé aussi dans le cadre du Printemps culturel andalou de Casablanca prévue le 27 mai au théâtre de l’Institut Cervantès. Il s’agit d’un film documentaire de 85 minutes qui retrace les origines anthropologiques du flamenco dans sa splendeur. Cette œuvre, réalisée en 2011 par Vicente Pérez Herrero, témoigne aussi de la richesse de cet art qui fait partie intégrante de la culture espagnole andalouse. Le documentaire plonge le spectateur au cœur de la fête à travers les manifestations du genre aussi bien dans les rues que dans les fêtes privées. Au-delà de la musique, le flamenco est aussi et surtout un mode de vie et une tradition qui se perpétue à travers les siècles. Voici les grandes lignes du message de ce documentaire.
À vrai dire, à travers la projection des quatre films, le cycle «Territoire documentaire» se veut un aperçu sur le film documentaire espagnol. Un genre qui connaît actuellement son apogée en Espagne, mais qui s’invite également dans d’autres territoires à l’image de ce programme à l’Institut Cervantès de Casablanca.