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«Nous allons jouer sans complexe face au Raja de Casablanca»

Abderrahim Talib, l’entraîneur de la Renaissance sportive de Berkane, a subi 2 opérations chirurgicales après une grave blessure aux ligaments, mais cela ne l’a pas empêché de mener son groupe vers le haut du tableau. Le prochain adversaire n’est autre que le Raja de Casablanca, le leader du championnat et prétendant au titre. Talib sait que tous les yeux seront braqués sur ce match. Il nous livre ses impressions sur cette rencontre et ses prétentions avec la RSB.

Abderrahim Talib s’attend à une rencontre d’une grande intensité face au Raja de Casablanca.

15 Mai 2013 À 16:54

Le Matin : La RS Berkane semble terminer en beauté la saison. Comment expliquez-vous ce brusque réveil de l’équipe ?Adderrahim Talib : D’abord, il faut savoir que nous avons réalisé un bon mercato en hiver et cela a été bénéfique pour l’équipe. Nous avons recruté des joueurs qui ont donné un plus au groupe à l’image de Serraj, Largou, El Kass, Allas, Lahoua, Khalfi et Mohamed Kounda. Chacun a excellé dans son poste et a donné le meilleur de lui-même. C’étaient de bons profils et au fil des matchs, nous avons créé une bonne cohésion entre les joueurs.Quelles ont été les principales motivations pour les joueurs ?Les joueurs ont eu un comportement professionnel aussi bien dans leur concentration sur les matchs que nous avons disputés que sur leurs entraînements. Nous avons passé l’essentiel de nos préparations à l’Institut Moulay Rachid où toutes les conditions étaient réunies pour gagner. Il y a ensuite un suivi permanent du président qui a motivé les joueurs par des primes et on sait que c’est un volet important pour le moral d’un joueur.

Vous êtes en 6e position au classement, est-ce que vous vous attendiez à une telle progression ?Oui, bien sûr car c’était l’objectif. Avant la reprise, j’ai fait comprendre aux joueurs que ceux qui veulent suivre le rythme seront retenus, les autres devront partir. Je pense que le message est bien passé. J’ai inculqué un fond de jeu au groupe qui a appliqué les consignes que je donnais en fonction de l’adversaire. Il y a eu un attachement pour les couleurs du club et tout s’est bien passé pour nous.

Le prochain adversaire n’est autre que le Raja de Casablanca, qui lutte pour le titre. Avez-vous suivi une préparation spécifique pour cette rencontre ?Non. Pour nous, c’est un match comme les autres. Il est vrai que tous les yeux seront braqués sur ce match et le public sera nombreux vu l’enjeu pour notre adversaire qui reste un grand club. Nous jouerons sans complexe et sans appréhension. Bien au contraire, nous ferons tout pour empocher les trois points de la victoire, car je ne vous cache pas que nous visons une 5e place et pourquoi pas une 4e place.Pensez-vous que c’est une occasion pour votre équipe de se mettre en évidence face au prétendant au titre ?Écoutez, pour nous l’important c’est de gagner ce match le plus sportivement du monde. Les joueurs savent qu’ils seront suivis par beaucoup de monde. C’est effectivement une occasion pour nous de montrer que nous avons une belle équipe et que nous méritons notre place que nous essayons même d’améliorer. Nous ne jouerons pour aucune autre équipe. Nous jouerons pour améliorer notre classement et imposer notre jeu. Nous voulons sortir grandi après ce match quel que soit le résultat. Et nous ne devons ni surestimer, ni sous-estimer notre adversaire. Le Raja, je le répète, est un grand club qui a une culture de la victoire et c’est tout à son honneur. Je connais ses forces comme ses faiblesses et je ferais en sorte de mettre en place le schéma tactique qu’il faut. Les joueurs seront-ils bien primés en cas de victoire ? Depuis notre victoire sur le WAC à Casablanca, les joueurs ont reçu 15 000 DH de primes et ce sera le cas contre le Raja. Ce sera la seule prime qui sera offerte aux joueurs. D’ailleurs, le président a averti que tout joueur qui recevra une autre prime, de quelque nature que ce soit, d’où qu’elle vienne, signera la fin de sa carrière. Nous voulons rester sportifs jusqu’au bout.Le fait de jouer hors de vos bases, à Oujda plus précisément, est-il un handicap pour vous ?Bien sûr que c’est un handicap. Une équipe a toujours besoin du soutien de ses supporters. À Oujda, même si la ville n’est pas loin de Berkane, on a un peu souffert de cette situation, mais je sais que pour cette rencontre, on s’attend à un public record. Et j’espère que nos supporters nous apporteront tout le soutien dont ont besoin les joueurs.

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