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Mardi 09 Juin 2026
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Visions croisées autour de la réhabilitation des Anciens abattoirs

Tout au long d’une année académique, 48 étudiants marocains et français ont échangé leur conception dans le domaine de la rénovation urbaine.

Visions croisées autour de la  réhabilitation des Anciens abattoirs
Remise du chèque de 77 000 DH aux lauréats «Vill’Harmonie».bPh. Hicham Seddik

Le rideau est tombé sur «la saison 3» du concours Ergapolis, «délocalisé» pour la première fois au Maroc, après deux saisons organisées en Île-de-France. Ergapolis consiste en un appel à projets auquel répondent des étudiants de grandes écoles. Aussi, le concours au niveau de la métropole portait sur la requalification des Anciens abattoirs et la programmation urbaine du quartier Hay Mohammadi.
Six équipes composées de huit étudiants étaient en lice pour cette édition. Ils sont issus d’écoles marocaines et françaises, à savoir l’École Hassania des travaux publics de Casablanca (EHTP), l’École nationale d’architecture de Rabat (ENA), l’Institut national d’aménagement et d’urbanisme de Rabat (INAU), l’Institut des hautes études en management de Casablanca et Rabat (HEM), l’École d’architecture de la ville et des territoires de Marne-la-Vallée (EAVT MLV – France), ainsi que l’École des ingénieurs de la ville de Paris (EIVP).
La cérémonie de clôture s’est, par ailleurs, déroulée à l’École supérieure des beaux-arts, en présence de Nicole Bricq, ministre française du Commerce extérieur, Estelle Forget, fondatrice d’Ergapolis, Mohammed Nabil Benabdellah, ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, ainsi que le maire Mohamed Sajid et des élus.

En fin de parcours, c’est l’équipe «Vill’Harmonie» qui a raflé la mise pour cette session d’Ergapolis et qui s’est déroulée le long d’une année académique, le lancement ayant été donné en novembre dernier. Les heureux gagnants se sont vus remettre un chèque de 77 000 DH. «C’est une heureuse occasion que de remettre ce prix consécutif à des efforts et à un travail réalisé dans le cadre d’un partenariat maroco-français, mettant aux prises des étudiants issus des deux pays dans une œuvre de réhabilitation du patrimoine.
Cela s’inscrit dans une démarche de rénovation urbaine, dans le sens où l’on se dirige aujourd’hui vers la revalorisation de plusieurs espaces casablancais, à commencer par les Anciens abattoirs. L’objectif est de concrétiser ce projet et de lui donner vie», a souligné Mohammed Nabil Benabdellah lors de la cérémonie de clôture.

Ergapolis, c’est surtout une aventure humaine, des amitiés, des liens, des réseaux et de la transversalité au profit d’un projet urbain durable, afin de recréer la vie dans cet espace mythique que sont les Anciens abattoirs. «La première saison à l’international s’achève ce soir. 48 étudiants marocains et français issus de sept écoles dispensant des formations dans des disciplines différentes, mais complémentaires, ont relevé le défi de donner un nouveau souffle et une autre vie aux Anciens abattoirs. Six équipes, des regards croisés, six visions différentes, ont réfléchi et travaille durant une année académique en vue de la requalification de ce patrimoine, mais aussi du quartier des Anciens abattoirs. Architectes, urbanistes, ingénieurs, économistes, hommes et femmes du marketing, autant de compétences qui ont osé dépasser le cloisonnement pour apporter une vision transversale, avec un souci de durabilité aux Anciens abattoirs, avec un seul objectif, celui de mieux vivre en ville», a conclu Estelle Forget, fondatrice d’Ergapolis.

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