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Mardi 09 Juin 2026
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Les Européens promettent des décisions

Dès le mois de juin, les 27 devraient favoriser les échanges automatiques d’information.

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Les dirigeants européens ne sont pas parvenus mercredi à lever les obstacles pour lutter efficacement contre la fraude fiscale, mais tablent sur un accord d’ici la fin de l’année pour une levée partielle du secret bancaire.
À l’issue d’un sommet inhabituellement court, les 27 n’ont pas pris de décision concrète mais ont établi un calendrier. Ils pourront ainsi se présenter moins désunis au G8 qui se tiendra mi-juin en Irlande du Nord.
Il y a «un consensus sur la révision de la directive épargne», qui devrait élargir le champ d’application de l’échange automatique d’informations sur les revenus de l’épargne. «Le Conseil appelle à son adoption avant la fin de l’année», a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, à l’issue du sommet.
«C’est un très, très grand pas en avant», a estimé la chancelière allemande, Angela Merkel.

«Dès le mois de juin, l’Europe fera en sorte de favoriser les échanges automatiques d’information», a déclaré le président français François Hollande. Ensuite, quoi qu’il arrive, «la directive épargne sera adoptée à la fin de l’année», a-t-il assuré.
Le Luxembourg et l’Autriche bloquaient depuis 2008 l’adoption de cette directive révisée, arguant qu’ils voulaient avant tout être traités sur un pied d’égalité avec d’autres pays comme la Suisse.

Mercredi, les deux pays ont montré des signes de bonne volonté. «D’ici la fin de l’année, je pense que nous aurons l’échange automatique d’informations et que des règles supplémentaires seront mises en place avec les pays tiers» comme la Suisse, a déclaré le chancelier autrichien, Werner Faymann, dont le pays est pourtant un farouche défenseur du secret bancaire.

Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a déclaré que pour son pays, le plus important était l’ouverture de négociations avec les pays tiers, parmi lesquels se trouvent aussi le Liechtenstein, Monaco, Andorre et Saint-Marin.
Une polémique enfle sur l’absence d’harmonisation fiscale internationale, qui permet à des multinationales comme Google ou Amazon de payer des impôts dérisoires. 

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