04 Mai 2013 À 16:16
Ainsi, au niveau des crédits à l’économie, la baisse est notable partout d’un mois sur l’autre. Les crédits immobiliers baissent de 0,2% avec un fort recul des crédits aux promoteurs immobiliers de 2,4% et une timide hausse de 0,7% des crédits à l’habitat. Les crédits à l’équipement baissent de 1,6% tandis que les crédits de Trésorerie reculent, eux, de 0,7%, les banques financent donc moins les entreprises. Seuls les crédits à la consommation enregistrent une progression de 0,4%.
D’un mois sur l’autre, l’agrégat monétaire M3 a baissé de 0,4% tandis que sur un an, il diminue de 2,6% et termine le 1er trimestre 2013 à 968,2 milliards de DH. La diminution de 12,5% des encours d’OPCVM monétaires, le ralentissement de la progression de la monnaie fiduciaire à 3,8% sur un an après 7,2% l’année précédente et celui des dépôts à vue qui ne progressent plus que de 1,5% contre 7,4% entre 2011 et 2012 expliquent cette baisse de M3. L’augmentation de 3,2% des comptes à terme sur un an ne permet pas d’investir la tendance.
La baisse des cours du pétrole d’une part et celle localement des prix à la consommation expliquent probablement ce recul de M3. Si on analyse cette évolution au niveau sectoriel, les entreprises non financières voient leurs actifs monétaires baisser annuellement de 7,7% contre une hausse de 3,5% l’année précédente tandis que les actifs détenus par les ménages n’augmentent plus que de 4,9% contre 6,4% un an plus tôt. Seules les sociétés publiques voient leurs actifs monétaires augmenter, avec une hausse de 11% contre une baisse de 7,5% en mars 2012. Ensuite, concernant les contreparties de M3, les avoirs extérieurs ont continué leur baisse avec -11,8% qui suivait un -14,8% un an avant alors que les créances nettes sur l’administration centrale ont fortement décéléré, passant de 40% à 26,5%.
L’évolution de M3 vient principalement de la baisse de 0,9% des créances sur l’économie et surtout de celle de 2% des créances des institutions de dépôts sur les entreprises non financières privées. L’augmentation des avoirs extérieurs nets provient, quant à elle, de l’accroissement de ceux des banques, faisant suite à la baisse de leurs engagements vis-à-vis des non-résidents, Bank-Al-Maghrib constatant une hausse de 0,4% de ses réserves de change.Concrètement, cette baisse de la masse monétaire s’est manifestée par une contraction de 0,5% de la monnaie scripturale en circulation, de 0,8% des dépôts à terme auprès des banques commerciales et de 0,6% des encours d’OPCVM monétaires alors que les comptes d’épargne augmentent de 1% et la circulation fiduciaire progresse de 0,7%.