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La situation claire-obscure de l’éclairage public

La gestion transitoire du service d’éclairage public des quartiers périphériques est confiée à Lydec.

16 Mai 2013 À 17:33

Dès qu’il fait nuit, il devient dangereux de s’aventurer dans certains quartiers de la métropole notamment ceux situés dans les communes périphériques à cause du manque ou de l’absence de l’éclairage public. Les citoyens, notamment les femmes, ne peuvent plus traverser ces rues et sont obligés de rentrer tôt chez eux. À Lissasfa, Ahl Loghlam ou Sidi Maârouf, l’éclairage public pose souvent problème. «Les poteaux électriques ne sont pas entretenus. Ceux qui cessent de fonctionner ne sont ni réparés ni remplacés.

À force de perdre ces outils d’éclairage public, nous avons peur de nous retrouver dans l’obscurité totale», affirme un habitant de Lissasfa. «Cette situation encourage la montée des vols et des crimes», ajoute un riverain. Il est à noter que les communes périphériques au niveau du Grand Casablanca étaient prises en charge par l’ONEE avant l’expiration de son contrat avec les autorités locales. À la demande de l’autorité délégante, Lydec assure depuis le 28 mars 2013 la gestion transitoire du service d’éclairage public des quartiers périphériques de la commune urbaine de Casablanca.

Selon Lydec, un protocole d’accord est en cours de signature avec la commune. Le délégataire de la distribution de l’eau, l’électricité et l’assainissement liquide prendra en charge l’activité de dépannage de ce service pendant une durée allant de 6 mois à un an. «Lydec assure la réparation des luminaires défaillants et la maintenance des candélabres, mais l’évacuation et la sécurisation des câbles uniquement», explique le délégataire.

Pour mener à bien sa mission, ce dernier procédera à l’identification des zones sur lesquelles il faudra intervenir. «À l’instar de l’organisation actuelle sur le périmètre du contrat de gestion déléguée du réseau de l’éclairage public, chaque direction préfectorale assurera le dépannage dudit réseau dans son périmètre après un an de la reprise en charge par Lydec de cette nouvelle zone», apprend-on auprès de l’entreprise privée responsable de la gestion de la distribution de l’eau, l’électricité et l’assainissement liquide à Casablanca. En effet, l’activité de dépannage est décentralisée au sein des directions préfectorales pour plus de proximité et d’amélioration de la réactivité. Lydec assurera le dépannage de tout le réseau d’éclairage public.

Durant 2012 et 2013, Lydec affirme doubler la cadence journalière pour la sécurisation des ouvrages d’éclairage public par l’internalisation d’une partie de la prestation. Cette opération a coûté 2,2 millions de DH. L’entreprise a également investi dans l’amélioration de l’esthétique du mobilier éclairage public des quartiers populaires. Ainsi, 1 900 candélabres ont été repeints en 2012 dans les grands boulevards de Ben M’Sick et de Moulay Rachid. 3 500 autres seront repeints en 2013.

Néanmoins, ce dépannage ne se passe toujours pas comme le souhaitent les citoyens. «On a fait un trou pendant près de 6 mois devant ma maison avant de mettre un poteau d’éclairage. Après la fin des travaux, les ouvriers d’une société de sous-traitance ont laissé le trottoir cassé», déplore un habitant de quartier Al Hanae à Hay Hassani. Même constat à Derb Sultan, «à chaque fois qu’un poteau électrique tombe en panne, nous galérons pour le faire réparer. En fait, les travaux sont faits à la sauvette», souligne un habitant du quartier.

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