Fête du Trône 2006

Maroc-France : un partenariat «sans équivalent dans la région»

● Se prononçant lors d’une conférence sur les relations Maroc-France, l’ambassadeur de la France au Maroc, Charles Fries, affirme la particularité du partenariat entre les deux pays.
● L’ambassadeur français annonce l’arrivée de François Hollande au Maroc au début du printemps prochain.

Charles Fries, ambassadeur de la France au Maroc.

15 Février 2013 À 18:39

«Le Maroc est le meilleur ami de la France hors Europe», c’est ce qu’a affirmé l’ambassadeur de la France au Maroc, Charles Fries. Le diplomate, qui se prononcait lors d’une conférence organisée par l’Institut des hautes études de management (HEM) sur le thème «Le partenariat d’exception franco-marocain : relation d’amour ou de raison ?» a qualifié, dans son discours, les relations franco-marocaines comme étant sans «équivalent dans la région», considérant ainsi le Maroc comme «un allié stratégique et incontournable» pour la France. L’ambassadeur, qui a confirmé que les relations entre les deux pays combinaient le cœur et la raison, est revenu sur l’histoire commune des deux pays afin de démontrer l’importance du volet «cœur» dans le partenariat Maroc-France.

Il a, en effet, estimé que les Marocains portaient «un regard serein et décomplexé» sur le passé commun entre le Maroc et la France, contrairement à d’autres pays de la région, ce qui facilite les relations et la collaboration entre les deux pays. Outre ce regard, le nombre important des Marocains en France, au nombre de 800 000 (hors les binationaux), facilite la coopération, sans oublier le rôle très important de la population estudiantine marocaine en France, considérée comme la première dans le pays et dont le nombre s’élève à plus de 32 000 étudiants marocains dans les écoles françaises. Revenant sur ce qu’il a considéré comme des relations de raison, le diplomate français a assuré que les deux pays avaient «un intérêt mutuel à travailler ensemble» dans un «partenariat gagnant-gagnant», en rappelant que la France était le «premier partenaire politique» du Royaume avec son appui à la thèse marocaine sur le dossier du Sahara au niveau des Nations unies ainsi que le soutien français pour le Maroc à Bruxelles afin «d’accélérer l’ancrage du Maroc à l’Union européenne» et promouvoir le statut avancé octroyé au Maroc en 2008.

L’ambassadeur a aussi rappelé la «convergence» des vues entre le Maroc et la France sur les grands dossiers régionaux, citant les exemples de la Syrie et du Mali, pour lesquels le Maroc travaille «main dans la main» avec la France afin de venir à bout de ces conflits. Dans le même sens et pour appuyer sa vision de relations privilégiées entre les deux pays, l’ambassadeur a rappelé que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a été le premier chef d’État à être reçu à l’Élysée par le président François Hollande le 24 mai dernier, sans oublié la visite du Premier ministre Jean-Marc Ayrault au Maroc en décembre dernier ainsi que plusieurs visites ministérielles et parlementaires depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir en France. Il a par ailleurs confirmé que la Maroc sera le seul pays, après l’Allemagne, à recevoir le Président français et le Premier ministre durant la première année de leur mandat, annonçant ainsi l’arrivée du Président français au Maroc au début du printemps prochain. Ce sont là les signes d’une relation d’exception entre les deux alliés. Tout en affirmant que les relations entre les deux pays s’inscrivaient dans «la continuité», Fries a déclaré que l’arrivée du PJD au gouvernement au Maroc et de la gauche en France n’avaient pas eu d’impact négatif sur les relations entre les deux pays, ajoutant qu’il a été «agréablement surpris» par le discours «rassurant» tenu par le chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane. Un discours qui, selon lui, est de nature à rassurer les investisseurs français au Maroc, surtout dans le cadre des nouveaux projets prévus entre les deux pays dans le cadre de la «colocalisation».                          

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