Cette rencontre a été l’occasion de passer en revue différentes expériences en matière de lutte contre le terrorisme et d’échanger les vues sur les moyens susceptibles de renforcer la riposte mondiale à ce fléau.
Le séminaire a connu la participation de plusieurs hauts responsables de l’ONU, dont le vice-secrétaire général, Jan Eliasson, ainsi que les représentants des pays membres des Nations unies et des experts dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.Partant du constat que le terrorisme constitue l’une des plus graves menaces à laquelle fait face la communauté internationale, le diplomate a estimé que l’ampleur et l’intensité de cette menace, qui se présentent sous des formes diverses, complexes et nouvelles, démontrent que «les actions individuelles des États ne sauraient compenser l’impact d’un engagement international collectif».
Sur cette base, M. Loulichki, qui préside le Comité contre le terrorisme, a estimé que le terrorisme ne saurait être vaincu sans une approche globale et soutenue par tous les États et les organisations internationales, qui allie engagement politique, cadre juridique et action opérationnelle.
Pour M. Loulichki, la promotion du développement socio-économique et le renforcement du dialogue entre les civilisations, la promotion de l’éducation, l’amélioration des conditions des groupes vulnérables, dont les femmes et les jeunes, sont autant de défis à relever pour se prémunir contre l’extrémisme et le terrorisme.
Le diplomate a, par ailleurs, estimé que le dialogue commençait par «la compréhension d’autrui, de sa sensibilité, de ses spécificités et de son référentiel». «C’est cette compréhension qui permet de dépasser les clichés, d’identifier les valeurs communes et de réaliser le rapprochement souhaité», a-t-il expliqué.
M. Loulichki a rejeté toute tentative d’associer ce fléau avec une religion ou une civilisation déterminée, en plaidant pour «le respect des symboles sacrés des religions célestes et la répudiation de la diffamation des religions». Évoquant la commémoration au Maroc des attentats du 16 mai 2003, M. Loulichki a mis en relief l’expérience du Royaume en matière de réponse antiterroriste, notamment à travers sa stratégie nationale et la promotion d’une citoyenneté vigilante et responsable.
La stratégie de lutte contre le terrorisme est également ancrée dans «l’engagement du Maroc, sous la conduite éclairée de S.M. le Roi
Mohammed VI, à préserver et à consolider les valeurs de paix et de concorde autour desquelles se retrouvent les trois religions célestes et se prolongent aussi à l’international par une contribution substantielle et reconnue du Royaume à l’effort de la communauté internationale pour combattre le terrorisme, y compris dans le voisinage immédiat du Maghreb», a-t-il ajouté.
