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Mardi 09 Juin 2026
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Débat sur la préservation de la médina de Fès

● La sauvegarde de la médina de Fès, classée depuis 1981 patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, était au centre d’une journée d’étude organisée dans la capitale spirituelle du Royaume.
● La question du patrimoine marocain s’est posée à la lumière des législations nationales et internationales.

Débat sur la préservation de la médina de Fès
Plusieurs facteurs entravent le processus de sauvegarde de la médina.

Fès a accueilli le 7 mai, une journée d’étude autour du thème «le patrimoine marocain à la lumière des législations nationales et internationales». Initiée par la direction régionale de la culture de Fès-Boulemane, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration du mois du patrimoine (18 avril-18 mai). Cette journée d’étude a été ainsi l’occasion de débattre de plusieurs thématiques, dont «Le patrimoine marocain et l’UNESCO», «Le patrimoine immatériel dans la législation nationale et internationale», ou encore, «Les perspectives de l’actualisation de la législation nationale relative au patrimoine culturel et son adaptation à la législation internationale».

«La gestion des villes impériales classées patrimoine mondial : cas de Fès», a été au cœur de l’intervention de Mounir Akasbi, cadre du ministère à la Direction régionale de la culture Fès-Boulemane. Après avoir rappelé que la médina de Fès a été classée en 1981 par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) sur la liste des patrimoines mondiaux de l’humanité, M. Akasbi, a expliqué que sa sauvegarde et la préservation de son authenticité se trouvent confrontées à plusieurs obstacles. «La médina de Fès qui s’étend sur 280 hectares témoigne de la richesse de l’Histoire du Maroc.

Elle est également l’exemple d’un savoir-faire ancestral dans les domaines culturel, architectural et urbanistique. Cependant, la pression démographique, la multiplication des habitats menaçant ruine, le manque de moyens, la pénurie de main-d’œuvre spécialisée dans la sauvegarde du patrimoine, en plus de difficultés d’ordre technique sont autant de facteurs qui handicapent le processus de préservation de la médina de Fès», a-t-il précisé. Et d’ajouter, «Face à cette situation complexe, tous les intervenants dans le chantier de la réhabilitation de la médina de Fès (ministère de la Culture, ministère du Tourisme, autorités locales, etc.), doivent coordonner leurs efforts pour lutter contre les contraintes qui pèsent sur la préservation de ce patrimoine mondial de l’humanité.» 

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