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Plus de 400 maîtres-nageurs veillent sur votre sécurité cette saison

● Les côtes de la ville de Casablanca connaissent en cette période estivale un afflux permanent de baigneurs.
● Pour limiter les risques de noyades, la Protection civile de la métropole met en place plusieurs dispositifs afin de garantir la sécurité des citoyens.

Jusqu’à 140 000 estivants se bousculent sur la plage de Aïn Diab.

22 Mai 2013 À 15:39

Même si la pluie est toujours au rendez-vous, le printemps est bien là ! La saison connue pour la fréquentation des plages, du plaisir de bronzage et de relaxation. C’est la période où la plage de Aïn Diab accueille en moyenne entre 70 à 80 000 personnes pendant les jours de la semaine et jusqu’à 140 000 estivants le week-end. Mais attention, qui dit baignades, dit risque de noyades ! Selon la Protection civile de Casablanca et sa région : 230 noyades ont été enregistrées entre juin et septembre 2012. Parmi ces 230 personnes, sept ont trouvé la mort dont six s’étaient baignées hors des horaires de surveillance.

Afin de limiter au maximum les noyades, la Protection civile met en place un certain nombre de dispositifs de secours et de sécurité sur les plages. Il s’agit, entre autres, de canots de sauvetage, de zodiacs, d’ambulances, de jet skis, de quads, etc., mais il y a surtout les maîtres-nageurs. Ces derniers subissent un examen intensif. Ce sont les meilleurs qui sont ensuite sélectionnés et formés par les agents de la Protection civile dans les différents centres de Casablanca et sa région (plages de Aïn Diab, de Tamaris, de Mohammedia, de Dar Bouazza...). Au total, 400 maîtres-nageurs sont sur le terrain, dont 300 saisonniers et 100 professionnels (pompiers).

«Les maîtres-nageurs surveillent surtout les enfants et les personnes âgées qui peuvent être victimes d’un accident cardio-vasculaire dans l’eau à n’importe quel moment et se noyer. Il y a bien entendu le phénomène connu des courants marins. Souvent, les baigneurs dérivent, paniquent, se fatiguent et risquent ainsi leur vie. Au niveau des plages surveillées et bien équipées comme celle de Aïn Diab, il existe un poste de secours de la Protection civile, avec un médecin et un infirmier. Les sauveteurs présents disposent de toutes les qualifications de secourisme nécessaires. Dans les cas des noyades les plus délicates, ces derniers sont équipés pour pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire», indique une source de la Protection civile de Casablanca.

Cela dit, personne ne peut assurer sa sécurité aussi bien que le baigneur lui-même, en nageant dans un périmètre sécurisé. «Une grande partie des citoyens ne respecte pas les consignes de sécurité et les drapeaux d’alertes», s’indigne un agent de la Protection civile. Pire, poursuit-il «beaucoup de jeunes s’amusent à plonger dans des zones rocheuses non sécurisées, comme celles situées à Roches noires et prés de la Mosquée Hassan II, alors que ces zones sont strictement interdites à la baignade». Les parents ont également un rôle à jouer. Ils doivent surveiller leurs enfants. Une seule minute d’inattention et l’accident fatal peut survenir. Car la mer est toujours imprévisible.

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