21 Mai 2013 À 19:13
La conférence de presse d’aujourd’hui a pour but de l’annoncer de manière officielle. Cependant, il ne s’agit pas d’annoncer la finalisation de l’intégration, mais simplement le lancement de son processus entre les trois partis qui, d’ailleurs, appartiennent à la même famille : la famille socialiste. Les discussions ont démarré juste après le congrès de l’Union socialiste des forces populaires. Discussions qui n’ont pas été programmées de manière régulière, apprend-on.
Actuellement, les négociations au sujet des mécanismes qui vont permettre la fusion entre les trois partis sont lancées. Quand est-ce que cela pourra-t-il aboutir ? «Cela dépendra de chacun des partis politiques. Peut-être qu’il pourra être effectif fin juin ou même après. En tout cas, cela a démarré et nous nous engageons à tenir l’opinion publique informée», souligne Abdelakrim Benatiq, secrétaire général du PT.
Il faut donc attendre que l’idée soit débattue par les instances décisionnelles (conseil national ou comité central) des trois formations. «Car il faut que le processus soit décidé de manière démocratique», estime Moulay Ahmed Iraqi, secrétaire général adjoint du PS. Selon lui, «une telle décision s’impose d’elle-même pour les directions des trois partis. Car la situation politique du pays l’exige, vu les circonstances actuelles. Le mouvement ittihadi doit assumer sa responsabilité dans cette phase critique».
Par ailleurs, le Parti travailliste (PT) et le Parti socialiste (PS) sont considérés comme des formations qui sont le produit d’une scission de l’USFP. Ce qui constitue une sorte de retour au bercail. Cette volonté de redevenir une même famille constitue la première étape pour réaliser le rêve de la création d’un grand parti de gauche.«L’objectif est de créer une force politique de gauche très forte. Ce qui va être réalisé, dans une première étape, à travers la réunification des forces ittihadies», explique Moulay Ahmed Iraqi. Certes, pour l’instant, il n’est question de réunification que des trois partis politiques. Cependant, le point de l’unification, également, des syndicats proches de ces formations politiques sera également discuté. D’ailleurs, selon Moulay Ahmed Iraqi, ce point de l’unité syndicale est également à l’ordre du jour.