19 Mai 2013 À 16:07
La Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a publié les relevés du temps d’intervention des personnalités politiques, professionnelles et syndicales dans les médias nationaux, et ce, pour le quatrième trimestre et le 2e semestre de l’année 2012. Les résultats de ce semestre couvrant la période allant du 1er octobre au 31 décembre de l’année 2012 sont venus consolider la prédominance du gouvernement au niveau des passages dans les journaux d’information, se réservant ainsi plus de 68 % de temps de parole au niveau des chaînes de télévision et des radios publiques. 8 812 journaux d’information traitésDans son rapport, la HACA indique clairement que les résultats consolidés dans les journaux d’information des télévisions durant l’année 2012 montrent «que la part du gouvernement et de la majorité parlementaire a dépassé le double des interventions de l’opposition parlementaire», contrairement à ce que stipule la loi relative à la communication audiovisuelle et qui incite les opérateurs audiovisuels à «veiller à ce que le temps cumulé des interventions des membres du gouvernement et des partis de la majorité parlementaire ne dépasse pas le double du temps consacré aux partis appartenant à l’opposition parlementaire au sein de la Chambre des représentants».La HACA, qui précise avoir traité durant cette période 8 812 journaux d’information pour un volume horaire global des interventions des personnalités publiques de plus de 100 heures, affirme qu’à l’exception de TV Laâyoune, la part de l’opposition parlementaire (notamment RNI, PAM, USFP et UC) n’a pas atteint les 20 % des quatre parts (le gouvernement, la majorité parlementaire (notamment PJD, Istiqlal, MP et PPS), l’opposition parlementaire et les partis non représentés au Parlement). Au niveau des radios privées à couverture nationale, l’équité a été plus au moins respectée au niveau de plusieurs opérateurs sachant que le temps de parole accordé au gouvernement reste le plus important sur toutes les stations.
S’agissant des magazines d’information, la HACA a également établi un relevé du temps d’intervention couvrant le deuxième semestre de 2012, et pour lequel un total de 3 462 magazines d’information ont été traités pour un volume global des interventions de plus de 400 heures. Il ressort de ce rapport que la part de l’opposition parlementaire a dépassé la moitié des interventions cumulées du gouvernement et des partis de la majorité au niveau des télévisions. Dans certaines chaînes comme 2M, les parts sont presque égales avec 50% pour le gouvernement et les partis de la majorité et 49 % pour l’opposition. Toutefois, la part consacrée aux partis non représentés au parlement reste très faible, elle ne dépasse pas les 3,35% de la totalité du temps de parole accordé aux quatre parts.
Au niveau des magazines d’information édités par les radios publiques, la part de l’opposition a dépassé la moitié des interventions cumulées du gouvernement et de la majorité. L’opposition a donc eu 35% de la totalité du temps accordé aux quatre parts, alors que le gouvernement et la majorité se sont réservé 51% du temps, laissant ainsi 12% pour les partis non représentés au parlement. De leur part, les radios privées à couverture nationale n’ont pas failli à cette règle, affichant ainsi des résultats semblables à ceux des radios publiques pour la majorité des opérateurs, certaines exceptions ont été enregistrées au niveau des radios Chada FM et Medina FM qui ont accordé un temps de parole variant entre 96 et 100 % au gouvernement et à la majorité. Il est à rappeler que ce relevé publié par la HACA a été établi conformément à la décision n°46-06 du 27 septembre 2006 du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA), relative aux règles de la garantie du pluralisme d’expression des courants de pensée et d’opinion dans les services de la communication audiovisuelle en dehors des périodes électorales.