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Marrakech abritera les assemblées annuelles de la BAD

Nizar Baraka, ministre de l’Économie et des finances, et Youssouf Ouedraogo, conseiller spécial du président de la Banque africaine de développement, ont tenu conjointement une conférence de presse mercredi à Rabat.

09 Mai 2013 À 19:31

Tous les regards seront tournés vers le Royaume, particulièrement vers Marrakech, qui abritera les assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, du 27 au 31 mai. Un événement inédit qui connaitra la participation de plus de 3 000 congressistes, dont les ministres des Finances des pays membres de la BAD, les gouverneurs des Banques centrales ainsi que les représentants des institutions financières et régionales, des institutions de coopération et des agences de notation.

Le choix du Maroc n’est pas fortuit. Il s’explique notamment par la place importante qu’occupe le Royaume au sein de la BAD ainsi que par le partenariat exceptionnel qui les unit. Quant au choix de la ville ocre, il est motivé par le fait que cette ville a toujours été à travers l’histoire un trait d’union avec l’Afrique, a souligné Nizar Baraka, ministre de l’Économie et des finances, lors de la conférence de presse, tenue hier au siège du ministère. Celle-ci a été animée conjointement par l’argentier du Maroc, également président du conseil des gouverneurs de la BAD, et Youssouf Ouedraogo, conseiller spécial du président de la Banque, venu remplacer, Donald Kaberuka, président de la BAD qui devait prendre part à cette conférence.

Ainsi, les assemblées annuelles du groupe de la BAD seront placées sous la thématique «la transformation structurelle de l’Afrique». Une thématique d’une importance capitale dans la mesure où les participants seront amenés à faire le point sur plusieurs questions d’actualité, en l’occurrence la croissance inclusive, les changements climatiques ainsi que la transition vers l’économie verte. Des volets qui constituent les objectifs de la stratégie décennale de la Banque (2013-2022). À noter, cette stratégie vient d’être approuvée par les administrateurs de la Banque. Une orientation stratégique par et pour l’Afrique dont le but est d’atteindre une croissance inclusive et partagée par tous les citoyens.

Youssouf Ouedraogo a été on ne peut plus clair en faisant savoir qu’il était temps pour l’Afrique de définir ses priorités et de renforcer sa vision avec des choix stratégiques sur le plan économique et social pour que les inégalités reculent et qu’il y ait un partage de richesse. «Aujourd’hui, il faudra qu’on aille vers une autre étape, à savoir la transformation économique du continent», a-t-il martelé, en expliquant que l’Afrique pourrait, dans les 10 ou 20 années à venir, jouer un rôle majeur dans la dynamique mondiale.

Dans cette optique, Youssouf Ouedraogo s’est réjoui des efforts déployés par le Royaume et les réalisations entreprises lors des dernières années. «Le Maroc a créé les conditions pour un développement accéléré et durable. Un développement qui marque une volonté permettant au continent de jouer un rôle plus global dans l’économie du monde», a-t-il souligné, ajoutant que «pour la banque, le Maroc est un pays exemplaire. Outre qu’il est notre premier client, le Maroc a fait des choix stratégiques concernant son économie et qui font de lui un modèle au regard des réalisations dans différents domaines, tels que les infrastructures, l’éducation et la santé». En tout cas, le conseiller spécial du président de la BAD voit dans la tenue des assemblées annuelles une occasion idoine pour célébrer le partenariat exemplaire entre la BAD et le Maroc, et ce, tout en affirmant la volonté de ce bailleur de fonds panafricain de soutenir «le leadership et la capacité de réaliser et de faire du Maroc», pour reprendre son expression.

De son côté, Nizar Barraka voit également en cet événement une «preuve de plus de la confiance dont jouit notre pays auprès des organismes de financement multilatéral et de la solidité du partenariat avec la BAD». D’après lui, «c’est une opportunité pour mettre en exergue ses programmes de développement économique et social ainsi que pour faire connaitre ses politiques de libéralisation économique et présenter son vaste potentiel d’investissement».

À signaler qu’en 2012, la BAD a mobilisé 904 millions d’euros de prêts au profit du Maroc. Un montant record qui a été destiné, entre autres, aux programmes d’appui au Plan Maroc Vert (105 millions d’euros), ainsi qu’à la première phase du projet de la centrale d’Ouarzazate de MASEN (168 millions d’euros).

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