Après avoir fêté un quart de siècle d’existence l’année dernière, le Marathon international de Marrakech soufflait sa vingt-sixième bougie, dimanche, sur le beau parcours de la Ville ocre. Avec les montagnes du Grand Atlas vêtues de blanc et les palmeraies en arrière-plan, le coup de départ de cette édition a été donné avec plus de 7.000 coureurs sur la ligne. Au menu de ce rendez-vous incontournable, qualificatif pour les prochains championnats du monde : le marathon et semi-marathon (hommes et femmes), mais aussi une course de 3 km réservée aux élèves et une autre para-athlétique.
Dans la catégorie reine, le marathon, la domination éthiopienne n’a toujours pas été démentie, puisque Tiruneh Workneh Tesfa (2 h 8 min 51 s) a remporté le sprint final l’opposant au Kenyan Mzaniki Sauel Theuri (2 h 8 min 56 s). La grosse surprise de cette année est la troisième place arrachée par l’Ukrainien Sitkovsky Oleksandr (2 h 9 min 11 s), qui a pris le meilleur sur des top runners de renommée mondiale. Le record du marathon n’est donc toujours pas tombé, et demeure en possession du Kenyan Stephen Tum (2 h 6 min 35 s).
Chez les dames, les honneurs sont revenus à l’Éthiopienne Wolkenech Edesa, qui a bouclé la boucle en 2 h 31 min 6 s, suivie de très près par la Kenyanne Valary Aiyabei (2 h 31 min 57 s) et sa compatriote Saeda Kedir Adilo (2 h 3 2 min 13 s).

Deuxième victoire consécutive pour Rkia El Moukim en semi-marathon

Les organisateurs du MIM, qui tablaient sur la tombée du record dame cette année, ont dû se contenter de ces résultats justifiés par un climat pas tout à fait propice. En semi-marathon homme, le vainqueur de la même épreuve à Agadir, Anas Salmouni, a réussi à asseoir sa supériorité à Marrakech, réalisant un chrono de 1 h 3 min 1 s Selmouni a devancé Zakaria Boudad (1 h 3 min 4 s) et Youssef Nasser (1 h 3 min 7 s).
Chez les dames, les honneurs sont revenus à Rkia El Moukim, qui avait été consacrée lors de la 25e édition sur ce même parcours.

Cette année, la championne marocaine a franchi la ligne d’arrivée après 1 h 10 min 48 s, soit une poignée de secondes de plus qu’en 2014. Elle est suivie de la Kenyanne Pauline Wanjiku (1 h 12 min 13 s) et de la Marocaine Aïcha Bani (1 h 14 min 44 s). La cérémonie de remises des prix a également été marquée par un vibrant hommage rendu au double champion du monde et vice-champion du monde olympique Jaouad Gharib. Organisé sous le haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, le Marathon international de Marrakech aura connu, en sa 26e édition, une grande affluence de top runners, mais également celle des coureurs venus des quatre coins du monde.


Questions à Mohamed Knidiri, président de l’Association le Grand Atlas

«Nous avons presque atteint la perfection cette année !»

Le Matin  : Êtes-vous satisfaits des résultats de la 26e édition, bien qu’aucun record n’ait été battu ?
Mohamed Knidiri : Absolument ! D’abord parce qu’on a eu 7.300 athlètes sur la ligne de départ, un chiffre nettement en hausse. Ensuite parce que, d’un point de vue organisationnel, tout était impeccable, il n’y a eu aucun débordement et le départ s’est déroulé dans des conditions presque parfaites, avec de la discipline dans le rang des coureurs. Les résultats enregistrés nous conviennent aussi, tenant compte du climat qui était très sec avec beaucoup de soleil. S’il y avait eu un peu plus d’humidité, ça aurait sûrement boosté les athlètes.
On a eu 6 coureurs qui ont réussi des temps en dessous de 2 h 11 minutes, ce qui est une vraie satisfaction. On a recueilli beaucoup d’avis favorables de la part de coureurs internationaux, qui seront à coup sûr de bons ambassadeurs du Marathon à l’étranger.

Qu’en est-il des minimas qualificatifs en Championnats du monde ?
Sur ce plan aussi, on peut dire que cette édition a été très aboutie.
En marathon, les minimas pour les hommes sont de 2 h 18 min, ce qui équivaut à 16 athlètes qualifiés pour les mondiaux, dont trois Marocains (Laâlami Cherkaoui, Said El Baâzouzi et Ahouchar Hassan, ndlr).
Chez les dames, elles sont onze à avoir réservé une place (moins de 2 h 45 min), dont deux Marocaines : Soumiya Labani et Malika Mejdoub.

Après une 26e édition réussie, quels sont les paramètres à développer pour l’année prochaine ?
Écoutez, j’estime qu’on a déjà presque atteint la perfection cette année. Le seul objectif qui pourrait donc se profiler à l’horizon serait celui d’attirer plus de participants, surtout les top runners.