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Décryptage

Ailes cassées...

author LE MATIN

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Le 20 juillet 2018, la 3ème édition du Morocco Today Forum (MTF)

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Deux articles m’ont interpellé dans la presse algérienne parue vendredi. Le premier concerne l’annonce d’une nouvelle qualifiée de « réjouissante » par le quotidien L’Expression dans son édition de vendredi annonçant que les habitants d’Alger pourront espérer, dès mars prochain, pouvoir payer leurs factures d’eau sans avoir à se déplacer. Un accord, annonce l’Expression, a été signé entre une entité officielle chargée des transactions interbancaires et monétiques et le distributeur d’eau potable de la capitale algérienne. Une première dans ce pays que l’auteur de l’article appelle de tous ses vœux la généralisation à d’autres secteurs et d’autres villes.
Le deuxième article qui a attiré mon attention est un article publié dans El Watan, analysant la présence algérienne en Afrique.

Le passage qui m’a le plus interpellé est publié sous un intertitre assez fort : « Ailes cassées » et il énumère certaines des faiblesses algériennes en matière de pénétration dans les pays africains. Il commence d’emblée par un jugement sans appel : « Air Algérie, une compagnie aux ailes cassées, ne couvre qu’une petite partie de l’Afrique, largement dépassée par Egypt Air, Ethiopian Airlines, Royal Air Maroc… ». L’auteur enchaine par un rappel important : « Contrairement au Maroc, à la France ou à la Grande-Bretagne, aucune radio algérienne ne diffuse localement sur la bande FM en Afrique. La télévision et la radio algériennes, malgré l’importance des moyens techniques et financiers qu’elles détiennent, n’ont aucun correspondant dans les capitales africaines… ».

Ces deux articles font converger vers un seul constat : quand un État consacre tout son effort à contrarier ses voisins au lieu de chercher le bonheur de sa population, il finit par perdre sur les deux fronts. Ses voisins avancent à pas de géant car ils consacrent, eux, tout leur temps à se développer et à aider leurs amis à le faire, pendant que lui, il aura fait perdre des années et des années à son peuple au point de se congratuler d’un accès «promis» au payement à distance et de se lamenter sur une fausse «puissance» à l’international que tout semble démentir. Et c’est la presse algérienne qui le dit. 

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