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Région MENA-Amérique latine

Plaidoyer pour le déploiement des énergies renouvelables

author MAP, LE MATIN

Les avancées réalisées en la matière par le Maroc et son leadership régional, ont notamment été mis en relief par les participants. Ph : DR

Lors d'une conférence organisée jeudi à Marrakech dans le cadre de la COP22, des experts internationaux ont plaidé pour la promotion du déploiement des énergies renouvelables comme une mesure d’atténuation à fort impact viable dans la poursuite des objectifs de l’Accord de Paris.

Les intervenants à une conférence organisée jeudi à Marrakech dans le cadre de la 22e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), ont souligné l’importance de renforcer la coopération entre les pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena) et ceux de l’Amérique latine dans le domaine des énergies renouvelables.

Lors de cette rencontre, placée sous le thème «l’Énergie renouvelable : réduction de l’émission de carbone, expériences des pays du Mena, de l’Amérique latine et des Caraïbes», experts et chercheurs internationaux en matière d’énergies renouvelables ont plaidé pour la promotion du déploiement des énergies renouvelables comme une mesure d'atténuation à fort impact viable dans la poursuite des objectifs de l'Accord de Paris.

La conférence, initiée par le Conseil pour les relations entre le monde arabe, l’Amérique latine et les Caraïbes (Carlac), en collaboration avec l’OCP Policy Center, l’Université de Maryland (États-Unis), la Fondation Getulio Vargas (Brésil), et le ministère de la Municipalité et de l’Environnement du Qatar, a été une occasion d'échanger des expertises et des leçons apprises dans ces deux régions qui ont développé des expériences intéressantes dans le domaine des énergies renouvelables, en capitalisant sur leurs ressources naturelle : eau, soleil et vent.

Les intervenants ont axé leurs interventions notamment sur les voies à suivre pour augmenter le déploiement des mesures d'atténuation pour les pays d'Amérique latine et dans les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, et comment ces voies peuvent être appliquées dans différents contextes de développement et comment les collaborations internationales peuvent intensifier leurs efforts actuels pour soutenir la mise en œuvre accélérée répondant à la nécessité d'accroître l'ambition et la coopération internationale.

Les avancées réalisées en la matière par le Maroc et son leadership régional, ont notamment été mis en relief par les participants lors de ces échanges modérés par le président du Carlac, Hasan Abdel Rahman.

Abdel Rahman qui a souligné l’importance de promouvoir la coopération énergétique entre les deux régions qui ont un potentiel en commun dans ce domaine, a notamment mis l’accent sur l’expérience réussie du Maroc devenu comme un modèle en matière d’attraction des investissements dans les énergies renouvelables. 

A ce sujet, Simone Tagliapietra, expert en énergies renouvelables au sein de l’organisation Bruegel, think-tank international sur les questions des politiques économiques, a affirmé «qu’investir dans les énergies renouvelables au Maroc est aussi sûr qu'en Espagne ou en Italie», estimant que le Royaume est de loin le leader de la région Mena en matière d'énergies renouvelables».

De son côté, Nathan Hultman, directeur du département développement durable de l’Université du Maryland et ex-conseiller sur les questions liées à l’environnement du président Barack Obama, a insisté sur la nécessité de trouver de nouveaux mécanismes de financement des projets d’énergies renouvelables afin de permettre aux pays de la région d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés dans le cadre de leurs contributions nationales (NDCs). 

De son côté, Abdelhadi Nasser Al-Marri, directeur du changement climatique au Qatar, a assuré que son pays travaillait pour le «développement d’une stratégie visant à inclure les énergies renouvelables de manière importante dans le mix énergétique du pays».

Tatiana Bruce Da Silva, chercheuse au Centre brésilien pour les études énergétiques, a, quant à elle, partagé avec l’audience les pratiques du Brésil en termes de développement des énergies renouvelables, notant que «le Brésil développe les énergies renouvelables en plus de l'hydroélectricité déjà existante en masse». Elle considère que «la meilleure façon de réduire les émissions est d'utiliser l'énergie de façon efficiente».

La COP22, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 novembre, doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence sera également une opportunité pour examiner plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s'étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués de 197 parties. 

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