La Tanzanie compte depuis bientôt une bonne décennie comme un modèle régional en termes de gouvernance, de stabilité politique et sécuritaire, de progrès démocratique et de croissance économique. Et grâce à ses immenses ressources énergétiques, gazières et minérales, ce pays attire un grand nombre d’investisseurs chinois, américains et britanniques qui le considèrent comme un eldorado.

Dar es Salam se montre active sur certains grands dossiers, à la faveur de leur impact sur la situation intérieure ou des responsabilités qui lui incombent dans les enceintes multilatérales. La Tanzanie a participé au processus de rapprochement entre l’EAC, le Comesa (Marché commun des pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe, qu’elle a quitté en 2000) et la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe, dont la Tanzanie est également membre), en cours depuis 2008 afin de créer une zone de libre-échange interrégionale. La Tanzanie a joué un rôle majeur de médiateur dans la crise burundaise apparue dans les années 1990. En 2009, le gouvernement tanzanien avait accordé la nationalité tanzanienne à 182.000 réfugiés qui avaient fui le Burundi en 1972. Le pays fournit un tiers des effectifs de la brigade d’intervention de l’opération de maintien de la paix des Nations unies en RDC (Monusco), commandée par un général tanzanien. La Tanzanie intervient aussi dans la crise du Sud-Soudan. En janvier 2015, les parties au conflit ont conclu à Arusha, sous l’égide du Président Kikwete et du parti au pouvoir (CCM), un accord de réunification du MPLS, parti au pouvoir au Soudan du Sud.