Marche verte

Entretien avec Anass Doukkali, directeur général de l’Anapec

«À fin octobre 2017, 1.183 chercheurs d’emploi ont pu être insérés dans les régions du Sud»

author Najat Mouhssine, LE MATIN

«À fin octobre 2017, 1.183 chercheurs d’emploi ont pu être  insérés dans les régions du Sud»

Dans cet entretien, Anass Duokkali, directeur général de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), a declaré que l’Agence, dans le cadre de la convention de mise en œuvre de l’axe relatif à l’appui à l’emploi et à la promotion de l’entreprise, accompagne l’implémentation du nouveau modèle de développement des provinces du Sud à travers une série de mesures et d’actions intégrées traduisant une stratégie spécifique et cohérente. Côté bilan, M. Doukkali assure qu’à fin octobre 2017, 1.183 chercheurs d’emploi ont pu être insérés dans les régions du Sud, en plus de 2.642 personnes positionnées par rapport à des cibles professionnelles à travers des entretiens avec des conseillers en emploi. Le point.

Le Matin : Quelle est votre stratégie pour accompagner le plan de développement des provinces du Sud ?
Anass Doukkali
: Tout d’abord, il y a lieu de rappeler que le nouveau modèle de développement des provinces du Sud, tel qu’il a été élaboré selon les Hautes Orientations royales, a beaucoup insisté sur l’approche partenariale qui mobilise et implique toutes les parties concernées par les différents axes du programme de développement des régions du Sud, sans oublier la territorialisation des programmes et des plans d’action en prenant en considération les spécificités locales, en plus des besoins particuliers et des contraintes réelles du territoire.
À cet effet, et dans le cadre de la convention de mise en œuvre de l’axe relatif à l’appui à l’emploi et à la promotion de l’entreprise, l’Anapec accompagne l’implémentation du nouveau modèle de développement des provinces du Sud à travers une série de mesures et d’actions intégrées traduisant une stratégie spécifique et cohérente. Il s’agit d’abord de la densification et du renforcement du réseau des agences. Aujourd’hui, nous disposons de 8 agences locales déjà en activité dans le Sud, et nous projetons la création de trois agences régionales dotées des moyens et des ressources nécessaires pour renforcer l’activité dans les régions de Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab.
Au sujet de la mise en œuvre d’un dispositif régional pour la promotion de l’emploi, et pour mieux outiller les partenaires et les décideurs locaux, l’Anapec a mené un diagnostic régional pour l’emploi permettant d’identifier un certain nombre de niches, d’opportunités et de mesures complémentaires afin de dynamiser le marché de l’emploi au niveau local, tout en mobilisant l’ensemble des acteurs à ce niveau. Cette action doit sa réussite à la contribution et l’appui des Conseils régionaux, des collectivités et de l’autorité locale.
Dans le même registre, deux organes de gouvernance complémentaires ont été mis en place sous la présidence du wali de chaque région. Il s’agit du comité de pilotage et du comité technique de suivi, dont les attributions sont respectivement le suivi de l’état d’avancement du dispositif et la préparation des plans d’action. Ce volet est crucial pour réussir la mise en œuvre du dispositif régional pour la promotion de l’emploi dont l’Anapec assure le secrétariat.

Qu’est-ce qui est prévu sur le plan de l’employabilité des jeunes des régions du Sud ?
L’amélioration de l’employabilité des jeunes de la région du Sud passe d’abord par un positionnement sur les opportunités qui se présentent et par le renforcement des capacités des chercheurs d’emploi, que ce soit par rapport à leurs qualifications ou leurs compétences transversales. Le diagnostic régional pour l’emploi mené sur le terrain a permis d’identifier des niches à forts potentiels, des opportunités à saisir au niveau de certains secteurs, des formations complémentaires facilitant l’accès au marché du travail et un vrai besoin d’aller vers la facilitation de la mobilité des chercheurs d’emploi, sans pour autant oublier les possibilités qui s’offrent dans le domaine de l’auto-emploi qui sera dynamisé à travers des primes d’installation et des prêts d’honneur.
À fin octobre 2017, 1.183 chercheurs d’emploi ont pu être insérés dans les régions du Sud, en plus de 2.642 personnes positionnées par rapport à des cibles professionnelles sur la base des entretiens avec des conseillers en emploi. Notre bilan enregistre aussi 2.375 bénéficiaires des ateliers de recherches d’emploi et 248 bénéficiaires de formations dans le cadre du programme «Taehil». De plus, 91 jeunes non diplômés ont bénéficié de formations partenariales. En ce qui concerne l’auto-emploi, 116 très petites entreprises ont été créées dans les régions du Sud à travers notre dispositif d’appui aux porteurs de projets.

Pourriez-vous nous parler des conventions signées dans ce cadre ?
Les conventions de mise en œuvre de l’axe relatif à l’appui à l’emploi et à la promotion des entreprises ont été signées pour les trois régions du Sud. Les réunions des comités de pilotage ont été tenues et les comités techniques de suivi travaillent d’arrache-pied pour la finalisation des plans d’action à la lumière des résultats des rapports de diagnostic régional pour l’emploi réalisé par l’Anapec, en attendant les virements des financements régionaux pour la prise en charge des mesures locales de l’emploi. 
En parallèle, les manuels de procédures relatifs à la mise en œuvre des mesures locales de l’emploi sont validés et en phase finale de signature. Les conventions spécifiques de l’appui à l’auto-emploi sont signées dans les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla–Oued Eddahab et en phase finale dans la région de Guelmim–Oued Noun. 

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