Le Matin : Quelles sont les nouveautés de l'UPF pour l'année 2017-2018 ?
Saâd Daoudi : Répondre efficacement aux besoins du Maroc moderne et suivre de près les évolutions permanentes de la connaissance sont parmi les principaux objectifs de l’Université Privée de Fès. Dans ce cadre, nous veillons tout particulièrement à l’actualisation des contenus des formations, à la rénovation des méthodes d’enseignement et à l’enrichissement de notre offre de formation. C’est ainsi que nous comptons mettre en place, dès la rentrée prochaine, de nouvelles filières de formation telles que le «Génie des énergies renouvelables et systèmes énergétiques» qui vise à former des ingénieurs capables de répondre aux enjeux liés à la transition énergétique de notre pays, ou encore des formations de type Master en Droit des affaires avec deux options en Droit notarial et en Juriste d’affaires, ainsi qu’une formation au Lean management. Par ailleurs, nous allons poursuivre la rénovation de notre filière de formation en Génie informatique.
Sur un autre plan, la rentrée prochaine connaîtra l’achèvement du déploiement de l’ensemble des modules de notre nouveau système d’information, après une implantation partielle qui a été effectuée au cours de cette année.

Vous avez lancé plusieurs chantiers vers une reconnaissance de votre établissement. Où en êtes-vous ?
Poursuivant sa politique de recherche permanente de l’excellence, l’Université Privée de Fès a réalisé, durant ces dernières années, d’importants investissements aussi bien sur le plan des infrastructures et des équipements, que sur le plan des ressources humaines pédagogiques et administratives. Par ailleurs, l’UPF a mis en place une quinzaine de formations soigneusement choisies et élaborées qui ont toutes été accréditées. De la sorte, notre Université s’est engagée résolument sur la voie de la reconnaissance par l’État.
Concrètement, nous avons confié à une commission composée d’enseignants et de responsables pédagogiques et administratifs de l’Université la tâche de préparer le dossier de demande de la reconnaissance. Après plusieurs mois de travail méticuleux et rigoureux, nous avons pu déposer un dossier qui satisfait pleinement, et même au-delà de ce qui est strictement requis, à l’ensemble des critères draconiens du cahier des charges fixé par le ministère de tutelle pour la reconnaissance.
À présent, il ne nous reste plus qu’à attendre notre tour pour que notre demande soit traitée, tout en étant pleinement confiant sur l’issue positive de l’évaluation.

L'UPF ne cesse de multiplier les accords à l'international, pourquoi ce choix ?
Nous estimons que la dimension internationale est primordiale pour le développement et le rayonnement de l’UPF. Pour la concrétiser, notre démarche consiste à cibler des partenaires académiques réputés pour la qualité de leur formation et pour la productivité de leurs équipes de recherche.
Ainsi, des liens de coopération multiformes ont été tissés avec plusieurs universités et institutions européennes, parmi lesquelles on peut citer l’Université de Lorraine, l’Université de Grenade, l’UPJV, l’Université Paris 13, l’ULCO, l’École nationale supérieure d’architecture et du paysage de Lille (ENSAP), Novancia Paris, l’ESEO d’Angers, le CNAM de Paris, l’ECAM, l’ENSEM, etc.
Ces diverses conventions de coopération permettent notamment la mobilité des enseignants et des étudiants dans les deux sens, la mise en place de programmes communs de formation continue et la double diplomation pour certaines filières.

Quel accompagnement offrez-vous aux étudiants pour les préparer au marché de l'emploi ?
L’Université Privée de Fès place la réussite professionnelle et l’insertion de ses lauréats au cœur de ses préoccupations en proposant des dispositifs d’accompagnement adaptés et une offre de formation de qualité. Outre les enseignements académiques, l’UPF accorde une attention particulière au renforcement des Soft Skills de ses étudiants : langues, entrepreneuriat, etc., sans oublier de les associer à l’animation de la vie universitaire. Car, au-delà des diplômes, ce sont bien les compétences acquises à l’UPF et le développement personnel qui, par la suite, ouvriront à nos jeunes lauréats les perspectives d’une carrière riche et épanouie.
En outre, grâce aux multiples partenariats économiques noués avec des opérateurs nationaux et internationaux, nos étudiants ont la possibilité de se frotter au monde de l’entreprise durant des périodes de stages totalisant plus de 10 mois, étalés tout au long de leur cursus.
Par ailleurs, nous avons mis en place un programme d’accompagnement pour l’insertion professionnelle et le renforcement de l’employabilité, ainsi qu’une structure de suivi des lauréats de l’université, ce qui nous permet de recueillir des informations utiles sur les premiers emplois, la durée de la recherche du travail ainsi que les observations sur le degré d’adéquation entre la formation reçue et les compétences demandées.

Comment adaptez-vous vos offres de formation aux besoins des entreprises ?
Dans le cadre de son ouverture sur son environnement socioéconomique, l’Université Privée de Fès a conclu un grand nombre de partenariats avec des entreprises opérant dans divers secteurs d’activité industrielle et économique ainsi qu’avec des institutions et universités nationales et étrangères. Par ailleurs, plusieurs dizaines de professionnels interviennent dans les différentes formations assurées par l’UPF. En outre, des représentants du monde socioéconomique siègent dans notre Conseil d’université et sont donc impliqués dans les prises des décisions relatives à l’orientation et au développement de l’offre de formation. Tout ceci nous permet de suivre de près les besoins du marché de l’emploi, et d’adapter constamment notre offre de formation à l’évolution rapide du contexte social et économique de notre pays et aux attentes des employeurs.

Un mot sur l'initiative des bourses d'excellence que vous avez lancée cette année et si vous allez la renouveler pour la prochaine année…
Le rôle d'une université ne se limite pas à assurer des formations de qualité et à mener des recherches de haut niveau. L’université, en tant que composante active de la société, se doit de réaliser également un certain nombre d’actions citoyennes au profit de son environnement social. Dans ce cadre, l’Université Privée de Fès a mis en place un système de bourses d’excellence et d’aides financières qui permet à des étudiants méritants mais de situation modeste d’accéder aux études supérieures. Le nombre de bourses s’élève actuellement à 100 bourses annuelles. Après une première expérience réussie, cette initiative sera certainement reconduite dans les années à venir.