Entretien avec Mustapha Hadji

«Les Lions de l’Atlas doivent absolument “dévorer” les panthères du Gabon»

Abderrahmane Ichi,LE MATIN
12 Septembre 2017
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Le choix d’Amine Harit, qui a définitivement opté pour le Maroc, Adel Taarabt, qui frappe de nouveau à la porte de la sélection nationale, le match crucial face au Gabon prévu le 7 octobre, l’entraîneur adjoint de l’équipe nationale, Mustapha Hadji, répond sans langue du bois aux questions du «Matin».

Le Matin : Le sélectionneur national Hervé Renard va-t-il entamer une tournée européenne auprès des internationaux marocains avant de dévoiler sa liste pour le match-choc avec le Gabon ?
Mustapha Hadji : Effectivement, le sélectionneur national effectuera, comme à son habitude avant chaque rencontre, une tournée pour s’enquérir de l’état des joueurs. On arrive à un tournant décisif. On doit être près des joueurs. On a un grand challenge à relever. On doit être encore plus unis qu’avant et solides moralement et psychologiquement. Aujourd’hui, il y a un bon état d’esprit qu’il faut consolider davantage.

Amine Harit a officiellement opté pour le Maroc. C’est une bonne nouvelle pour le football marocain ?
C’est une belle victoire à ce niveau. Je suis plus qu’heureux du choix qu’il a fait. C’est primordial pour l’avenir de l’équipe nationale. S’il a opté pour le Maroc, c’est parce qu’il y a un travail qui est fait. Auparavant, la FRMF allait convaincre les joueurs d'opter pour la sélection nationale. Aujourd’hui, c’est eux-mêmes qui viennent vers leur pays sans l’intervention de personne. Tout cela est le résultat du grand travail de Fouzi Lekjaa, président de la FRMF, qui a tout mis à la disposition du coach et de l’équipe nationale pour pouvoir aller le plus loin possible. C’est important de voir le patron se mouiller aussi. Il vient galérer avec nous en Afrique. Les joueurs constatent que le Maroc dispose d’une grande équipe et de conditions de travail excellentes. C’est une grande fierté de voir des joueurs comme Harit opter pour le Maroc. Je pense qu’on pourra compter à l’avenir sur d’autres talents.

Sera-t-il retenu pour la rencontre face au Gabon ?
J’espère qu’on pourra compter sur lui lors de ce match crucial.

J’ai entendu dire que vous suivez également Adel Taarabt qui semble retrouver ses marques au Genoa ?
Je n’ai jamais coupé les ponts avec Adel. J’ai de l’affection pour lui. Malheureusement, il a gâché plusieurs années de sa carrière. C’est un joueur avec un talent inouï. C’est à lui de continuer à bosser pour donner un jour l’opportunité au sélectionneur national de le retenir.

Maroc-Gabon, c’est un match à gagner à tout prix ?
Il ne faut pas gagner, il faut les “détruire”. Il faut les “dévorer” (rires), sportivement, bien sûr. Les Lions de l’Atlas doivent absolument dévorer les panthères du Gabon. Les Lions n’ont aucunement peur. On sait la chance qu’on a. On sait que notre destin est entre nos mains. C’est à nous de continuer à travailler dans la même optique parce que c’est de cette façon qu’on fera des résultats.

Jouer à Casablanca ne représente-t-il pas un risque d’augmenter le stress des joueurs, vu que la pression sera à son comble ?
Il n’y a pas de stress à ressentir à Casablanca. L’essentiel est de mouiller le maillot. Il faut mobiliser tout le monde pour ce match. Casablanca est justement l’endroit idéal pour disputer ce genre de rencontre où la victoire est obligatoire. Le public va sûrement pousser les joueurs à se donner à fond.

Beaucoup de regrets après le match nul face au Mali ?
Vous savez, dans le football, il faut marquer des buts. Malheureusement, on a trop marqué au match aller. On aurait bien aimé en garder un pour le match retour. Je pense que malgré ce nul face au Mali, le travail qui a été effectué au niveau athlétique, technique, de la solidarité et de l’état d’esprit est phénoménal. Je pense qu’on a été meilleur au Mali qu’à domicile, mais il nous a manqué ce petit but. C’est dommage.

Est-ce que l'équipe de Côte d’Ivoire, qui aligne le bon et le moins bon depuis quelques mois, vous paraît plus que jamais prenable ?
Je ne me préoccupe jamais ni la forme ni l’état d’esprit de l’adversaire. Pour nous, il faut aller gagner là-bas et être plus fort qu’eux, même s’ils sont dans leur meilleure forme. On a pu le faire en Coupe d’Afrique, donc on pourra le faire chez eux. Le plus grand adversaire du Maroc, c’est lui-même. 





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