Le Matin : Quel bilan faites-vous de l’édition 2016 du Forum ?
Mohcine Berrada : Nous avons vécu une édition spéciale du Forum international de l’Étudiant l’année dernière, puisqu’elle coïncidait avec le 25e anniversaire de cet événement qui a accompagné, durant un quart de siècle, plusieurs générations de bacheliers et d’étudiants dans la construction de leurs projets personnels et professionnels. Au-delà de la symbolique de l’occasion, la 25e édition a rempli globalement les objectifs qui lui étaient assignés. Ainsi, l’affluence des visiteurs a atteint les 200.000 jeunes et parents issus des principales régions du Royaume. 35% des lycéens provenaient d’établissements privés et 5% des missions étrangères. Par ailleurs, les élèves de branches scientifiques représentaient 78% des bacheliers reçus. À noter aussi que 86% des visiteurs venaient au Forum pour s’informer et/ou s’orienter. Au niveau de la participation, l’édition 2016 a accueilli des centaines d’exposants représentant plus de 20 nationalités différentes, confirmant ainsi le rayonnement international du Forum de l’Étudiant de Casablanca.

Quels sont les principaux changements annoncés pour cette année ?
Plusieurs nouveautés ont été introduites cette année pour répondre encore mieux aux besoins des jeunes en matière d’information et d’accompagnement. La représentativité des filières de formation a été ainsi élargie pour englober des métiers qui fascinent les jeunes comme ceux de la police et du militaire à travers la participation de l’Institut Royal de la police et des établissements des Forces Armées Royales, entre autres.
Le contexte sécuritaire actuel réhabilite la place de ces carrières auprès des jeunes qui vont pouvoir rencontrer les responsables de ces instituts et avoir toute l’information avant de faire leurs choix. Au niveau de la participation internationale, nous allons recevoir cette année de nouveaux pays comme l’Australie et la Chine qui commencent à intéresser les bacheliers et les étudiants marocains. La nouveauté réside également dans la richesse et la diversité du programme scientifique organisé en marge du Forum. En effet, nous avons programmé une quinzaine de conférences où seront discutés des sujets d’actualité, ainsi que des ateliers de coaching et d’orientation au profit des jeunes. La 26e édition sera également marquée par une grande cérémonie d’inauguration officielle qui sera présidée par des personnalités de marque, le vendredi 21 avril.

Comment voyez-vous l’évolution des attentes en matière d’orientation ?
Le besoin des jeunes et des parents en matière d’orientation ont pris de l’ampleur ces dernières années sous le double effet de la complexité croissante du schéma des études post-bac et de la prolifération des filières de formation qui se comptent aujourd’hui par centaines, voire par milliers. Dans ces conditions, l’information requiert une importance capitale pour identifier la voie optimale parmi les énormes possibilités qui s’offrent aux bacheliers et aux étudiants. Une information de proximité, exhaustive et fiable est le défi porté par le Groupe l’Étudiant marocain depuis plus de 32 ans.

Dans ce contexte, comment arrivez-vous à atteindre ces objectifs ?
Comme vous le savez, nous opérons via trois pôles d’activités : l’organisation des Forums de l’Étudiant dans 17 villes du Royaume, la publication de guides et revues spécialisés et le web à travers notre portail www.etudiant.ma. La diversité de ces supports nous permet d’informer les jeunes et leurs parents sous différentes formes ; ça va de la rencontre directe avec les universités et les écoles supérieures et professionnelles à l’information sur les études, les métiers et tout ce qui touche à l’orientation soit sur papier, soit en ligne. Nous assurons ainsi à nos cibles une information permanente et exhaustive ainsi que des conseils de professionnels et d’experts en orientation. Notre action s’étend aussi à la réalisation d’études périodiques qui aide aussi bien les professionnels de la formation que les parents à mieux saisir la portée des besoins des jeunes.
À ce titre, nous avons mené deux enquêtes nationales socioéducatives qui ont touché chacune plus de 5.500 élèves de 2e année du baccalauréat, réparties sur l’ensemble des académies du Royaume et dont les résultats ont permis de profiler le futur bachelier marocain et de comprendre plus profondément ses besoins, ses prises de position par rapport à son environnement socioéconomique et ses attentes. En prenant ce genre d’initiatives, nous espérons contribuer à rapprocher les décideurs, notamment ceux des domaines de l’éducation et de la formation, et les besoins de la jeunesse marocaine.