L’Association «Maghrib Al-Fan» a organisé, en partenariat avec l’association «Appel de la Nation», la deuxième édition du Festival international de cinéma d’Al-Qods. Tenue du 29 novembre au 3 décembre dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la solidarité avec le peuple palestinien, cette édition a été marquée par la projection du film palestinien «Le temps perdu», du réalisateur Mostafa Nabih.
Afin d’exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien, cinq pays se sont associés à ce Festival international, en projetant, le même jour et à la même heure, des films palestiniens. Il s’agit du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, d’Oman et de l’Égypte. Dans un message vidéo adressé aux festivaliers, le ministre de la Culture, Mohamed Laâraj, a mis en exergue les profondes relations historiques d’amitié et de fraternité liant les peuples marocain et palestinien. Il a rappelé, à cet égard, que le Royaume du Maroc, aussi bien du temps de feu S.M. Hassan II que sous le règne de S.M. le Roi Mohammed VI, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, a fait de la défense de la cause palestinienne et de la protection et de la préservation du caractère arabo-musulman d'Al-Qods Acharif l’une de ses causes primordiales. 
Après avoir salué les organisateurs pour cette initiative, le nouvel ambassadeur de l’État de Palestine au Maroc, Jamal Abdellatif Echoubki, a mis l’accent sur le rôle de premier plan joué par le Maroc dans la défense des droits légitimes et historiques du peuple palestinien. 

Le diplomate palestinien n’a pas manqué de rappeler les conditions de détention des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, qu’il a qualifiées de dramatiques. Tout en soulignant le caractère singulier de ce Festival, Mustapha Taleb, président de l’Association «Maghrib Al Fan», a rappelé les efforts constants du Maroc dans la défense de la cause 
palestinienne. «La projection du film palestinien “Le temps perdu”, de manière simultanée avec le lancement de la deuxième édition du Festival cinématographique international d’Al-Qods, est le témoignage de notre solidarité avec le peuple palestinien dans sa lutte pour la récupération de ses droits légitimes et l’établissement d’un État sur l’ensemble de ses territoires.» 
À souligner qu’à travers des interviews et des témoignages, le film documentaire «Le temps perdu» met en lumière l’extrême souffrance des parents, des épouses et des enfants des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes. 

Des familles dont la parole résume, en quelque sorte, le calvaire quotidien d’une société qui n’aspire qu’à la reconnaissance de ses droits légitimes et de vivre dans la liberté et la dignité. Le film vient nous rappeler que près de 8.000 prisonniers palestiniens croupissent dans les prisons israéliennes, en violation du droit international.
Au terme du Festival, le film «Nidae Trang» du réalisateur marocain Hicham Regragui a remporté le Prix de l’olivier d’or, dans la catégorie court métrage. L’œuvre relate l’histoire d’un soldat marocain ayant participé à la guerre du Vietnam, en retraçant sa relation émouvante avec son épouse vietnamienne, qui a décidé de retourner dans son pays après près 
d’un demi-siècle de mariage.