Un retour triomphal à l’Union africaine, trois tournées royales réussies, des projets colossaux de nature à reconfigurer la géostratégie à l’échelle du continent. En moins d’une année, la vocation africaine du Maroc a été confirmée de la plus belle manière qui soit. Sous la conduite lucide et éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, le Maroc poursuit avec détermination et sérénité l’édification de relations rénovées avec l’Afrique. Sa force, il la puise dans le nouveau paradigme de coopération Sud-Sud dont les principes fondateurs ont été énoncés clairement dans le discours d’Abidjan en 2014 et réitérés avec la même conviction et la même résolution dans le discours royal prononcé lors du 28e sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba.

L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique, car elle a tout ce qu’il faut pour prendre son destin en main et s’imposer en tant que continent ayant toute sa place dans l’ordre économique et politique mondiale. «Nous invitons, avec enthousiasme, les nations africaines à s’associer au dynamisme de notre pays, à donner un élan nouveau à notre continent tout entier (…) Il est temps que les richesses de l’Afrique profitent à l’Afrique. Nous devons œuvrer afin que notre terre, après avoir subi des décennies de pillages, entre dans une ère de prospérité.
Pendant longtemps, nous avons tourné notre regard ailleurs, pour prendre une décision, un engagement. N’est-il pas l’heure de faire cesser ce tropisme ?» avait affirmé le Souverain lors du 28e sommet de l’UA qui a entériné le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI propose en effet aux Chefs d’État et aux peuples du continent un partenariat gagnant gagnant, un nouveau deal basé sur le partage des ressources et des compétences, l’échange des expertises et une vision porteuse d’espoir et de progrès. Le Souverain offre ainsi aux Africains la possibilité de travailler la main dans la main, sans condescendance, ni arrogance, pour que les richesses de l’Afrique profitent à l’Afrique et pour créer un espace de développement et de prospérité solidaire et équitable. C’est le modèle que prône le Maroc. Un modèle qui n’en finit pas de faire ses preuves et de porter ses fruits.
Lors de ses tournées dans le continent, le Souverain met à chaque fois sur la table des projets de développement adaptés à chaque pays, des plans d’action qui respectent les spécificités locales et prennent en compte les atouts et les potentialités de la région.

Loin d’être un slogan idéologique pompeux, un effet de mode et encore moins une tactique conjoncturelle, le modèle marocain reflète un engagement sincère pour une Afrique affranchie du joug du passé et libérée de ses complexes et de ses illusions. C’est un modèle conforté par des partenariats concrets, avec des objectifs mesurables et des retombées réelles sur la vie des populations. Les exemples sont légion et traduisent éloquemment cette réalité : le projet structurant du gazoduc qui reliera le Nigeria au Maroc constitue un modèle de coopération régionale inédit.
Il ne s’agit pas que d’assurer le transport du gaz entre deux pays, mais d’offrir une source d’énergie essentielle pour les pays de la région et contribuer ainsi à renforcer leur compétitivité économique et leur intégration régionale.
De même, les partenariats agricoles noués avec l’Éthiopie et le Nigeria sont symptomatiques de ces projets structurants dont les retombées bénéfiques s’étendront à l’ensemble du continent.

Il est en effet question de favoriser la sécurité alimentaire et le développement rural, deux défis majeurs pour l’Afrique. Le Maroc ne cherche pas à acquérir le leadership en Afrique. C’est à l’Afrique qu’il cherche à donner le leadership, comme l’a si bien dit Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Addis-Abeba. En réintégrant l’UA, il sera mieux placé pour mener à bien cette entreprise.