Le Maghreb est l'une des zones les moins intégrées du monde, en raison notamment des conflits prolongés et de l’instabilité qui règnent dans la région, a souligné la haute représentante de l’Union européenne (UE) pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini. Répondant à une question écrite de l’eurodéputé belge Hugues Bayet sur le rôle que peut jouer l’Europe pour relancer le dialogue et instaurer une certaine sérénité dans les relations avec les pays du Maghreb, Mme Mogherini a souligné que cette région est «importante pour l'UE pour de nombreuses raisons, notamment les enjeux et opportunités auxquels nous sommes confrontés dans ce qui constitue une région commune».

Elle a expliqué que la réalisation de progrès plus importants dans la politique de voisinage avec les pays de la région a été entravée par un certain nombre de facteurs, notamment «l'instabilité et les conflits prolongés et récents qui n’ont pas permis une accélération de la coopération, malgré les énormes avantages potentiels que cela apporterait à tous les pays». Mme Mogherini a appelé à cet égard à la nécessité d'explorer les possibilités de surmonter ces obstacles et de renouveler l'engagement politique en faveur de la coopération régionale.