Bilan exceptionnel pour l’industrie automobile au Maroc. Selon Hakim Abdelmoumen, président de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica), qui s’exprimait récemment lors d’un point de presse organisé à Casablanca (www.lematin.ma), une grande partie des objectifs 2020 va être atteinte en cette année et le reste sera réalisé en 2018. «Nous avons terminé la stratégie 2020, que ce soit en termes d’investissements, de création d’emplois ou en termes de chiffre d’affaires à l’export. Les exportations automobiles ont atteint 60 milliards de DH en 2016, soit une fois et demie celles des phosphates», affirme Abdelmoumen, qui rappelle que ce sont là des croissances «extraordinaires».

En parallèle, le tissu automobile national s’est diversifié et le Maroc est bien positionné à l’international auprès de tous les constructeurs automobiles. 100 milliards de DH sont visés à fin 2020. «Notre engagement avec l’État était de créer 90.000 emplois, développer les exportations pour passer de 23 milliards à 100 milliards de DH à l’horizon 2020 et assurer un taux d’intégration locale de 65%, contre 20% en 2012», avance le président de l’Amica. Et de poursuivre : «Depuis l’arrivée de notre équipe en 2012, l’Amica a pris une autre ampleur.

Le nombre d’adhérents est passé de 38 à 167». Parmi les choses les plus importantes de ces dernières années figure notamment l’adhésion des trois constructeurs opérant au Maroc, Renault avec ses deux usines tangéroise et casablancaise, PSA (Peugeot Citroën) ainsi que Ford, à l’Amica. D’autres constructeurs, notamment Seat (Groupe Volkswagen), sont également pressentis pour s’installer ou s’approvisionner à partir du Maroc. «Actuellement, le Maroc est à 600.000 véhicules engagés par an avec un objectif d’un million de véhicules en 2020», indique Abdelmoumen.