L'OCP résiste à la pression subie par les prix et se renforce davantage sur le marché international des phosphates et dérivés. Le leader mondial sur ces activités a, en effet, affiché des performances en hausse au cours du premier semestre de 2017. Ce qui reflète, selon le top management du groupe, d’une part, sa compétitivité opérationnelle notamment en termes de capacité et de coûts de production, mais aussi, d’autre part, sa flexibilité commerciale. Les responsables du groupe font remarquer notamment «une augmentation significative» des ventes pour les produits de spécialité sur des marchés en croissance où l'OCP «a pu créer puis développer une forte demande». Il s’agit, entre autres, des marchés de l'Afrique, qui a représenté près de 40% des exportations d'engrais, note le groupe qui a ajouté qu’il a élargi son offre de produits de spécialité qui auront atteint plus du tiers des exportations totales d'engrais. «Nos résultats financiers reflètent clairement ces réalisations, qui, combinées à la réduction des coûts de production ainsi qu’à notre flexibilité à travers la chaîne de valeur, permettent à l'OCP de réaliser de solides performances à travers les cycles», a noté Mostafa Terrab, président-directeur général du groupe.

Ainsi, l'OCP a réalisé un chiffre d'affaires de 23,152 milliards de DH au cours du premier semestre 2017 en accroissement de 7% par rapport à l'année dernière. Un résultat soutenu par une augmentation de 28% des revenus de la roche et de 17% des revenus des engrais reflétant une hausse des volumes de vente de tous les produits et compensant la baisse des prix enregistrée. La percée de l'OCP sur le marché international se poursuit puisque ses ventes à l’étranger «ont atteint des niveaux records, en raison de la forte demande de produits premium sur le marché africain dans lequel l'OCP a vu ses ventes progresser dans toutes les régions et vers lequel les exportations ont augmenté de 44%», relève le groupe.

Le groupe a réalisé une marge brute de 15,124 milliards de DH, contre 14,440 milliards de DH, un an plus tôt sous l’effet de l’augmentation des volumes exportés et de la baisse des prix des matières premières, est-il expliqué.L’Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) dégagé par le groupe au premier semestre 2017 a été, quant à lui, stable entre les deux périodes considérées. Il s’est, en effet, élevé à 5,908 milliards de DH à fin juin dernier, contre 5,916 milliards un an plus tôt. De même, la marge d'Ebitda était de 26%, légèrement inférieure au niveau du premier semestre 2016 (27%) «en raison de l'impact du recul des prix du phosphate dont l’effet surpasse ceux liés à la baisse des coûts des matières premières et de l’augmentation des volumes de vente de roche et d’engrais», explique le groupe.

Au volet des coûts de production, le management de l'OCP se félicité de la poursuite de son amélioration «grâce à la montée en puissance du pipeline», qui a entraîné des économies de coûts totales de 807 millions de DH au premier semestre de 2017 contre 436 millions réalisés à fin juin 2016. Par contre, le résultat d’exploitation a baissé 3,094 milliards, contre 4,073 milliards à fin juin 2016. Un repli qui «s’explique principalement par la mise en service mise en service de nouvelles installations et les coûts d'amortissement y afférents». À fin juin 2017, la dette financière nette du groupe était de 42,896 milliards Les résultats semestriels de l'OCP font également ressortir que les décaissements liés au programme d’investissement ont totalisé 7,434 milliards à fin juin 2017.