La Journée internationale de la femme est l’histoire de femmes ordinaires qui ont fait l’histoire. Elle puise ses racines dans la lutte menée par les femmes depuis des siècles pour participer à la société sur un pied d’égalité avec les hommes. Au Maroc, la célébration de la Journée du 8 mars est l’occasion pour les femmes marocaines d’appeler à l’égalité et la reconnaissance de leurs droits. Elles attirent l’attention sur «la féminisation de la pauvreté», l’absence des femmes aux postes de décision, la recrudescence de la violence contre les femmes, le dérapage des politiques publiques relatives à la femme…

Des appels sont également lancés pour interdire le mariage des mineures, mettre fin au chômage qui touche la gent féminine et pour la mise en application des dispositions de la Constitution en matière de parité. Durant ces dernières années, les droits des femmes ont connu une accélération des réformes, grâce au militantisme des associations féminines, mais surtout grâce à la volonté royale. Dès son accession au Trône en 1999, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a évoqué l’urgence de «rendre justice à la femme marocaine et de l’affranchir de toutes les formes d’injustice qui pèsent sur elle».

Depuis, plusieurs pas positifs ont été franchis. Et ce aussi bien dans le domaine politique, avec la mise en place de quotas pour les élections, que par la multiplication des nominations de femmes à des postes de responsabilité. Dans ce sens, la Constitution de 2011, en tant que Loi suprême du pays, a conféré une place de choix à la participation de la femme dans la vie politique, eu égard à son rôle de levier pour la démocratie, à travers la mise en place de principes, de mécanismes et d’instances à même de réaliser le principe de parité et de permettre aux hommes et femmes de jouir, sur un pied d’égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental, et aussi à travers la promotion de l’égalité des chances entre les hommes et les femmes dans l’accès aux fonctions électorales.

Lors des législatives de 2016, sur les 395 parlementaires élus, 81 députées, dont dix candidates élues au titre des circonscriptions électorales locales, ont réussi à avoir leur siège à la Chambre des représentants. Dans le domaine social, S.M. le Roi a fait de l’intégration des femmes, notamment celles issues des milieux défavorisés, dans les circuits économiques et de l’amélioration de leur condition sociale une priorité stratégique pour le Maroc du 21e siècle.

La réalisation d’infrastructures de proximité favorisant l’insertion de la femme dans la vie active s’inscrit amplement dans ce cadre en offrant à cette frange de la société l’opportunité de développer ses compétences en bénéficiant de formations qualifiantes dans plusieurs métiers et de contribuer ainsi à la dynamique de développement économique et social, notamment au niveau local. Aussi et conformément aux Hautes Orientations de S.M. le Roi, la Fondation Mohammed V pour la solidarité continue d’accorder une priorité stratégique à la formation et l’insertion de la femme et particulièrement de la femme rurale.
Cette priorité se manifeste à travers plusieurs actions complémentaires et souvent intégrées qui visent à doter la femme rurale en particulier d’outils variés pour un meilleur accès au développement.