Tour du Maroc à la voile

Le duo Mehdi Rouizem-Hicham Aarchi s’attaque à l’Atlantique

Amine Raad,LE MATIN
05 Juin 2017
Tour-du-Maroc-a-la-voile-b.jpg Le hobie cat 18 au départ du port de Tanger.

Après une traversée de la Méditerranée sous un vent d’ouest favorable à partir du port de Saïdia, les deux navigateurs marocains, Mehdi Rouizem et Hicham Aarchi, ont entamé, jeudi 1er juin, de Tanger, l’étape atlantique de leur périple. Au bout de 33 heures de navigation difficile avec des vents de face et des courants forts, les deux skippers ont pu atteindre le port de Mohammedia, 3e étape du tour du Maroc à la voile. Profitant de cette escale, «Le Matin» est parti à la rencontre des deux navigateurs.

Trente-trois heures de navigation, des vents de face et des courants irréguliers. Telles sont les conditions dans lesquelles les deux navigateurs marocains Mehdi Rouizem et Hicham Aarchi, ont entamé la première étape atlantique de leur périple autour des côtes marocaines. Sortis du port de Tanger, le jeudi 1er juin, les deux skippers ont mis 33 heures pour relier la ville du détroit à la ville de Mohammedia où ils sont arrivés, vendredi 2 juin à 20h30. Après avoir mis leur catamaran hobie cat 18 en cale sèche, les deux amis ont profité de la journée de samedi pour initier les jeunes écoliers de la région à la voile dans le cadre d’une journée porte ouverte. Cette escale était aussi une occasion pour les deux navigateurs d’alerter la société civile au sujet de la pollution dans le milieu marin marocain. L’organisateur de cet événement, Mehdi Rouizem, a expliqué au «Matin» que les conditions de navigation étaient relativement bonnes jusqu’à présent. «Nous avons fait une petite escale dans la ville de Mdiq entre Saïdia et Tanger afin d’attendre que les conditions soient favorables pour la traversée du détroit de Gibraltar. Une fois le cap de Sebta dépassé, nous nous sommes arrêtés à Ksar Sghir parce que nous étions dans le clapot en plein dans le détroit avec peu de vent», a-t-il précisé. Et d’ajouter : «La partie Atlantique s’est très bien passé sur les premiers bords. Mais au niveau de Kénitra, le vent a basculé du côté sud et là c’était pénible, car on était obligé de faire ce que l’on appelle tirer des bords pour pouvoir continuer».

Concernant la vie à bord du catamaran de 5 mètres, Mehdi Rouizem nous a confié qu’il se reliait avec Hicham Aarchi sur la barre à rythme de 2 h chacun. «L'un dort et l’autre navigue. Pour le coucher, on a installé un petit hamac dans lequel ont essaie tant bien que mal de dormir un peu, mais ce n’est pas évidant, car ont dort souvent trompé», a-t-il indiqué. Le navigateur de 35 ans a aussi fait savoir que le départ pour la prochaine étape se fera aujourd’hui à 10h du matin en direction de la ville d’El Jadida. 





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