On attendait de connaître avec précision le programme de Fayçal Laaraïchi, après son arrivée à la tête du Comité national olympique marocain, ses premières propositions et ses priorités pour relancer les sports olympiques, mais il va falloir attendre encore un peu. Le nouveau président n’a rien dévoilé lors de son allocution à l’issue de son élection. Une anomalie pourraient dire certains. Pas vraiment, car le nouveau président semble vouloir écouter tout le monde et établir un diagnostic avant d'élaborer sa feuille de route.
Une démarche saluée par l’ancien secrétaire général du CNOM, Nourredine Benabdenbi, au micro de «Matin TV» : «Il veut prendre un peu de temps pour se faire une idée exhaustive sur les défis de chaque fédération. C’est sur la base du diagnostic établi qu’il affichera sa feuille de route. Je pense qu’il a bien fait de prendre le temps de consulter tout le monde afin avoir une vision claire. Ça ne sert à rien de venir avec un programme, sans connaître les vraies attentes et les problèmes des uns et des autres. Cette démarche participative lui évitera de tomber dans des généralités que tout le monde connaît», a-t-il analysé.

Grogne à l’assemblée générale Si tout le monde assure que l’assemblée générale s’est déroulée dans un
climat serein, il convient de signaler que certains présidents, qui ne figuraient pas dans la liste de Laarïchi, ont dénoncé ce qu’ils ont appelé leur «marginalisation».

L’un d’entre eux n’est autre que Fouad Meskout, président de la Fédération royale marocaine de la lutte, qui a exprimé son désaccord avec la liste conduite par M. Laaraïchi : «La logique aurait voulu que la liste de M. Laaraïchi contienne les noms des présidents des fédérations qui sont représentées dans les instances internationales et celles qui sont constamment qualifiées aux Jeux olympiques», nous a-t-il indiqué à sa sortie de l’AGO. D’autres avis divergents se sont exprimés, tous ayant trait à la composition de la liste présentée par M. Laaraïchi.