Le Maroc est attendu pour sa vision de l'Afrique et sa contribution intellectuelle à la mise en œuvre de la réforme de l'Union africaine, a indiqué à Addis-Abeba le ministre de l’Économie et des finances, Mohamed Boussaïd. Le ministre, qui a eu une série de rencontres avec des responsables de l’Union africaine (UA) en marge des réunions des ministres des Finances de l’UA sur le financement de l'organisation panafricaine, a indiqué à la MAP qu'il a ressenti, à travers ces discussions, que «le Maroc est attendu pour contribuer au financement, mais aussi pour son expertise, sa compétence, son expérience, sa vision de l'Afrique et sa contribution intellectuelle à la mise en œuvre de la réforme de l'Union». «Le Maroc compte absolument jouer pleinement ce rôle», a souligné M. Boussaïd à l’issue des entretiens séparés qu'il a eus avec le vice-président de la Commission de l'UA, Thomas Kwesi Quartey, et le haut représentant de l'UA pour le financement de l'Union, Donald Kaberuka, tout en mettant l'accent sur la nécessité pour l'Afrique de faire confiance à l'Afrique et de se prendre en charge.

«L'Afrique doit être innovante pour chercher à se prendre en charge et à s'autofinancer», a-t-il dit. Abordant les discussions qu'il a eues avec M. Kaberuka, chargé de réfléchir sur la mise en œuvre de la Décision de Kigali sur le financement de l’organisation panafricaine, le ministre marocain a noté qu'elles ont offert l'opportunité de «rappeler les exigences et les objectifs de revoir le financement de l’Union, mais aussi d'optimiser le travail de l'UA et de ses structures, de rationaliser ses dépenses et son action et de trouver les interactions nécessaires entre l’UA et l'ensemble des autres organisations panafricaines pour un meilleur impact et ciblage». À cette occasion, M. Kaberuka a réaffirmé «le rôle attendu du Maroc» au sein de l’Union africaine, a ajouté M. Boussaïd. La participation du Maroc aux réunions des experts, des ministres des Finances du Comité du F10+3 et des ministres des Finances de l'UA (du 7 au 9 août) à Addis-Abeba marque l'engagement résolu du Royaume à contribuer à l'optimisation du travail de l'organisation panafricaine et à l'accélération de l'intégration politique et économique du continent.