Corée Nord

Pyongyang frappé par une nouvelle série de sanctions

Avec Agences,LE MATIN
12 Septembre 2017
Coree-Nord-b.jpg La huitième série de mesures vise à punir la Corée du Nord pour son essai nucléaire du 3 septembre.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté lundi à l'unanimité et à l'initiative des États-Unis une nouvelle résolution de sanctions contre la Corée du Nord, interdisant notamment ses exportations de textile et réduisant ses approvisionnements en pétrole.

Cette huitième série de mesures, approuvée par la Chine et la Russie, les plus proches soutiens de la Corée du Nord, vise à punir ce pays pour son essai nucléaire du 3 septembre. Par ses sanctions, chaque fois plus sévères, l'ONU espère pousser Pyongyang à négocier ses programmes nucléaire et balistique. Le premier projet de texte américain était «maximal» sur «absolument tout», selon les termes d'un diplomate. Il prévoyait un embargo total sur le pétrole, les produits pétroliers et le gaz, le renvoi en Corée du Nord de ses expatriés, le gel des avoirs de Kim Jong-Un, l'interdiction d'importer du textile nord-coréen et des inspections par la force de navires en haute mer suspectés de violer les résolutions de l'ONU.

Pour s'assurer du soutien de la Russie et de la Chine lors du vote, Washington a dû cependant revoir à la baisse ses prétentions. Après plusieurs jours de négociations intensives, l'embargo sur le gaz naturel a été gardé. La résolution limite également à deux millions de barils par jour les livraisons de produits raffinés. Cela représente une réduction de 10% des produits pétroliers, selon le département américain de l'Énergie, qui estime à 2,2 millions de barils les importations nord-coréennes. Pyongyang importe essentiellement de l'essence et du diesel de Chine, selon les États-Unis. Lors des discussions, le gel des avoirs du dirigeant nord-coréen, dont Moscou ne voulait pas, a été retiré du texte. Les États-Unis ayant assuré ne pas vouloir de changement de régime, il est difficile de viser directement Kim Jong-Un, a plaidé Moscou, selon une source diplomatique. L'interdiction concernant le textile n'a pas posé de problème. Le texte interdit la délivrance de nouveaux permis de travail aux quelque 93.000 Nord-Coréens qui travaillent à l'étranger et constituent une importante source de revenus pour le régime. Des experts se sont montrés sceptiques sur la portée de ce texte, relevant que les précédentes sanctions n'avaient pas empêché que les programmes nucléaire et balistique fassent de remarquables progrès. 





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