L’auto-entrepreneuriat (AE) peine toujours à décoller au Maroc, et ce, malgré les efforts déployés par l’ensemble des acteurs économique et sociaux. En effet, les chiffres annoncés par Al Barid Bank après deux ans du lancement statut de l’auto-entrepreneur, démontrent que seuls 40.325 demandes d’inscription ont été effectuées auprès du réseau d’agences Al Barid Bank, soit 87% du total. Par ailleurs, le ministère de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique avait annoncé, en janvier dernier, avoir enregistré 40.110 demandes d'inscriptions au statut de l'auto-entrepreneur jusqu’au 1er décembre 2016. Face à de tels constats, il est évident que les efforts de sensibilisation devront se multiplier pour faire adhérer les entrepreneurs à ce système.
C’est dans cette optique que le cabinet Attitudes Conseil, de par son expérience dans le domaine de l’entrepreneuriat, lance les premières journées d’information sur les services d’appui à l’auto-entrepreneur, sur le thème «Tout ce que vous voulez savoir sur le nouveau Régime de l’auto-entrepreneur».

Ainsi, et suite à une série de conférences sur l’auto-entrepreneuriat organisées en 2016, Attitude Conseil a envisagé d’initier et d’organiser une tournée d’information sur les différents services d’appui à l’AE, dans plusieurs régions du Maroc notamment à Dakhla, Agadir, Al-Hoceïma, Fès et Béni-Mellal et ce à partir du mois de mai jusqu’en décembre 2017. Ces journées, animées par des responsables régionaux et nationaux, permettront aux jeunes entrepreneurs d’avoir les réponses pratiques à leurs questions et trouver les idées et solutions pour réussir un bon démarrage. Leviers de création de richesse et d'emploi et vecteurs d'innovation et de développement économique, les TPE font encore face à de multiples contraintes. Il s’agit, en plus du problème de financement, des difficultés d'accès à des modes ou des produits d'accompagnement pérennes. Comme l’explique Amal Cherif Houat, DG Attitude Conseil et présidente du FITPE, «les TPE n'ont pas les moyens de se faire accompagner par des experts et cabinets pour développer leurs activités, prévoir l'avenir en termes d'opportunités ou de niches sectorielles ou en termes de processus de changement à forte valeur ajoutée (économie verte, développement durable, technologie…). Ceci est dû à des causes endogènes liées à l’entrepreneur du fait d’un déficit de formation au niveau du management et de la gestion opérationnelle de l’entreprise ou du fait d’un manque de motivation, de compétences relationnelles, de leadership ou d’adéquation profil/projet, etc. Mais aussi à des causes exogènes comme un environnement socio-économique défavorable, la pesanteur jadis des procédures administratives, la mauvaise coordination entre les structures d’appui, la concurrence déloyale/Marché parallèle, l’insolvabilité du marché, les difficultés de financement (extension, BFR, développement, etc.)».