Signée entre le Centre de recherche forestière relevant du Haut Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) et le Centre national de la recherche agronomique et de l’innovation (NAIK) relevant du ministère hongrois de l’Agriculture, cette convention de partenariat vise essentiellement à créer une synergie et asseoir une plateforme d’échange scientifique entre ces deux institutions de recherche.
Ladite convention, qui puise également ses fondements de la proclamation de Marrakech pour l’action en faveur du climat et du développement durable adoptée lors de la 22e Conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 22), ambitionne le développement et la promotion d’un réseautage inter-institutions en liaison avec l’amélioration des capacités d’adaptation.
Elle a également pour objectif de renforcer la résilience et la réduction de la vulnérabilité face aux changements climatiques. Considérée comme premier puits de charbon avec les océans, la forêt fait face à de multiples et complexes défis, dont la gestion nécessite la constitution de tout un réseau de chercheurs, a relevé le Haut Commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abdeladim Lhafi, dans une déclaration à la MAP à l’occasion de la signature de ladite convention.

«Face aux défis climatiques, qui sont devenus universels, les pays sont dans l'obligation de constituer des réseaux, à travers notamment des centres de recherche pour partager leurs expériences en matière recherche scientifique dans le domaine forestier et travailler ensemble pour avoir une masse critique qui permettra la gestion de cette complexité des changements climatiques», a souligné M. Lhafi. Selon lui, cette convention, qui permet de renforcer la recherche forestière en tant que moteur de la dynamique de conciliation entre développement économique et équilibre écologique, s’articule autour de trois principaux axes qui consistent à renforcer la résilience des écosystèmes forestiers en vue de les adapter aux changements globaux, à travers notamment la production de plants adaptés à la sécheresse, le développement des itinéraires sylvicoles, l’amélioration génétique et la santé des forêts. Quant au deuxième axe, il s’intéresse à la valorisation des biens et services des écosystèmes forestiers (promotion de la filière des produits forestiers ligneux et non ligneux, écotourisme, chasse, pêche, apiculture et séquestration de carbone), précise M. Lhafi, notant que le troisième axe porte sur le développement d’outils d’évaluation et de prise de décision pour une gestion durable des ressources forestières et de lutte contre la désertification.

Il s’agit, en effet, de l’évaluation de la vulnérabilité et la conception d’un modèle d’évaluation d’impact des aménagements des bassins versants, ainsi que la mise au point des indicateurs de suivi de désertification, a-t-il ajouté. De son côté, l’ambassadeur de la Hongrie à Rabat, Miklos Tromler, a affirmé que cette convention «va nous ouvrir des possibilités et des opportunités pour développer davantage, dans le cadre de notre partenariat avec le Maroc, la recherche scientifique dans le domaine forestier».

Saluant le progrès que l'agriculture marocaine a connu au fil de ces dernières années, M. Tromler, a indiqué que la Hongrie souhaite profiter de l'expérience du Maroc, mais aussi d'apporter son savoir-faire technologique et son expertise en matière de Recherche & Développement.
«La Hongrie est le premier pays européen à ratifier l’Accord de Paris sur le climat», s'est-il félicité. Lancé au printemps 2006, le SIAM s’est positionné au fil des années comme la vitrine du secteur agricole et de ses avancées tout en étant une extraordinaire plateforme de rencontres et d’affaires pour les opérateurs du monde entier.