Étude santé

Un anti-cholestérol a réduit la mortalité de 28% chez les hommes

,LE MATIN
10 Septembre 2017
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Un anti-cholestérol a permis de réduire de 28% le risque de mortalité chez des hommes sans maladie cardio-vasculaire apparente mais avec un taux élevé de ce «mauvais» lipide, selon les résultats publiés mercredi de la plus longue étude de ce type jamais effectuée.

L'étude est basée sur des données recueillies pendant vingt ans, provenant d'un essai clinique effectué sur 5.529 hommes. Elle avait pour but de mesurer les effets des statines, des anti-cholestérol, comparativement à un placebo. 2.560 des participants avaient au début de l'étude un taux de cholestérol LDL supérieur à 190 milligrammes/décilitre de sang mais sans signe apparent de pathologie coronarienne. Un taux normal de LDL doit être inférieur à 100 mg/dl. Les chercheurs ont déterminé que les hommes ayant pris une statine-40 mg par jour de pravastatine (Pravachol)- ont abaissé de 27% le risque de maladie cardio-vasculaire et de 28% celui de décéder de cette pathologie comparativement à ceux traités avec un placebo.

Le risque d'infarctus ou d'accident vasculaire cérébral a également été réduit de 25%. Enfin, le risque de décéder de toutes causes pendant cette période de vingt ans était 18% moins élevé chez les sujets qui ont pris une statine. «Pour la première fois, nous avons montré que les statines réduisent le risque de mortalité dans ce groupe de la population qui paraissait généralement en bonne santé à l'exception de taux très élevés de LDL», a souligné le professeur Kausik Ray de l'Imperial College School of Public Health à Londres, l'un des principaux auteurs de cette étude parue dans la revue américaine «Circulation». «Ces résultats justifient les recommandations actuelles de traiter ce groupe avec des statines», a-t-il ajouté. Selon le professeur Ray, «il s'agit des indications les plus solides à ce jour que les statines réduisent l'incidence des maladies cardio-vasculaires et la mortalité en résultant chez les hommes avec un taux élevé de mauvais cholestérol». Les participants à l'étude étaient âgés de 45 à 64 ans. Pendant les cinq années initiales de l'essai clinique, ils ont pris de la pravastatine ou un placebo. Les quinze années restantes, ils ont été suivis par leurs médecins traitants. 





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