Rétrospective

Activités culturelles et artistiques

Un bilan des plus riches à Rabat

author LE MATIN

Le Musée Mohammed VI s’est ouvert sur son environnement par le biais d’ateliers pédagogiques en arts plastiques, de contes et d'histoires populaires. Ph. Kartouch

Le Musée Mohammed VI s’est ouvert sur son environnement par le biais d’ateliers pédagogiques en arts plastiques, de contes et d'histoires populaires. Ph. Kartouch

«Rabat, capitale culturelle du Maroc». La capitale mérite bien ce nom, acquis grâce au rayonnement de plus en plus grandissant des institutions culturelles et artistiques qui s’y activent et des grandes manifestations qui s’y déroulent chaque année, drainant tous genres de publics et de mélomanes assoiffées d’art et de culture. Ces établissements, qui font la fierté du Maroc, ne désemplissent plus et présentent des prestations dignes des événements les plus prestigieux dans le monde. Que ce soient au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, au Théâtre national Mohammed V, à la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc ou encore à la Villa des arts, Rabat se veut une capitale distinguée, avide d’art et de culture.

Outre le Grand Théâtre de Rabat, le Musée de l’archéologie et des sciences de la Terre, la Bibliothèque des archives et une Maison des arts et de la culture, dont les travaux sont en cours, les institutions déjà en place ne ménagent aucun effort pour offrir une riche programmation tout au long de l’année. Celle de 2016 fut, aussi, des plus riches en prestations culturelles et artistiques. Toutes les équipes organisatrices apportent leur contribution pour réussir le pari et être à la page de ce qui se passe sous d’autres cieux.

S’agissant du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, qui a fêté cette année son deuxième anniversaire, celui-ci a accueilli de grandioses manifestations plastiques, dont la plus récente a célébré la créativité de la femme à travers le temps. Tout un voyage reconstruit dans une exposition exceptionnelle dédiée uniquement aux artistes marocaines de la modernité, de 1960 à 2016.

D’autres prestations de grande envergure ont élu domicile dans ce joyau de la capitale, notamment la rétrospective des œuvres d’Alberto Giacometti, la monographie des œuvres du maître sculpteur César Baldaccini, à travers l’intitulé «César : une histoire méditerranéenne» de cette prestation considérée comme une première en Afrique et dans le monde arabe, de cet artiste hors pair, puis l’univers hétérogène de Laatiris considéré comme l’un des talents ayant innové dans le monde des arts plastiques et conquis d’autres pays.

Le Musée Mohammed VI s’est aussi ouvert sur son environnement par le biais d’ateliers pédagogiques en arts plastiques, puis de contes et d'histoires populaires.
Cette prestigieuse institution a marqué cette année avec une belle programmation ramadanesque, où cinéma, musique et conférences étaient à l’honneur. Sans oublier le Master en muséologie et médiation culturelle, dont le coup d’envoi fut donné en novembre au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, et ce en partenariat avec l’Espagne et l’Université Mohammed V. «Un bilan vraiment magnifique pour le Musée Mohammed VI. Cela veut dire que nous avons commencé à réconcilier les Marocains avec leurs musées, afin qu’ils puissent retrouver leur culture et découvrir celle des autres. Puis, nous sommes arrivés à donner une visibilité à la capitale culturelle et ville des lumières et à dire que ce Musée existe et accueille des grands du monde des arts plastiques», souligne le président de la Fondation nationale des musées, Mehdi Qotbi.

L’année 2016 a, aussi, été marquée par de nombreux événements offerts par la Villa des arts de Rabat, entre autres, l’exceptionnelle installation de l’Espagnol José Freixanes qui fut un vrai moment de bonheur, les magnifiques travaux lithographiques ayant réuni 17 artistes finlandais de renom, dont Ayad Ben Allal, d’origine marocaine, qui était l’initiateur du projet, puis une belle collection d’œuvres plastiques réalisées au sein d’une résidence d’une pléiade d’artistes dans la région de l’Atlas. Des hommages ont été rendus annuellement aux artistes de renom dans l’univers des arts plastiques en leur dédiant un beau livre traçant leur parcours, comme le peintre et sculpteur Abdellah Fakhar. Signalons que le Villa des arts de Rabat s’est ouverte, également, aux jeunes en accrochant, comme chaque année, les travaux d’ateliers effectués par des collégiens âgés de 12 à 15 ans et animés par le professeur Saïd Raji.

Cette année, c’est autour de la thématique «Comment je vois le monde» que le projet pédagogique a pris forme et couleurs. S'ajoute à cela la programmation de nombreux concerts de musique de différents genres et styles, à savoir jazz, musiques de chambre et musique traditionnelle marocaine. «Je suis très satisfaite de cette année. Nous avons accompli des projets magnifiques, notamment l’exposition des lithographies du Nord qui a attiré un grand public. Nous avons organisé une autre exposition en collaboration avec l’Institut des beaux-arts, en encourageant les jeunes lauréats, dont nous avons présenté les travaux en marge de la COP 22. Puis, une prestation, qui est une première, et dont nous sommes très fiers, celle de “Qalou Nass Zmane”. Pour les arts de la scène, il y a eu un peu de tout comme chaque année, ainsi que plusieurs signatures d’ouvrages et conférences, avec tout un cycle dédié à l’autisme», précise Naïma Slimi, responsable du département culturel et pédagogique à la Villa des arts de Rabat.

Par ailleurs, au registre de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc (BNRM), 2016 a été marquée par la première édition des Rencontres Simon Levy qui a constitué un moment fort pour se remémorer le riche parcours d’un grand militant et défenseur de la pluralité de l’identité marocaine, qualifié d’artisan de la mémoire du judaïsme marocain.

La programmation d’automne «Visage, culture espagnole aujourd’hui», initiée par l’ambassade d’Espagne, a réservé à la Bibliothèque nationale une unique exposition «Quichottes à travers le monde», qui a célébré le 400e centenaire de l’œuvre de Miguel de Cervantès. Plusieurs plasticiens ont donné rendez-vous au public de la capitale dans ce prestigieux lieu, comme l’artiste Mahacine Al Ahrach dont les œuvres, réunies sous l’intitulé «Horizons...», ont subjugué les passionnés des arts plastiques. Il y a aussi l’exposition de Claude Senouf autour de la thématique «Trace, ombre et signe», qui a eu beaucoup de succès, du fait qu’elle s’est déroulée en parallèle à l’accrochage d’une vingtaine de travaux de jeunes talents porteurs de trisomie de l’Association marocaine de soutien et d'aide aux personnes trisomiques (Amsat). Toutes ces prestations furent couronnées par l’hommage posthume rendu à l’artiste-peintre feu Mohamed Chabâa, à travers des lectures dans son œuvre qui évoquent son éloquent parcours. Une rencontre a eu lieu avec plusieurs intervenants qui ont côtoyé le défunt ou ceux connaissant parfaitement son apport artistique.

On ne peut parler du programme de la BNRM sans évoquer le concours annuel du Prix Grand Atlas qui met en compétition plusieurs talents de la littérature marocaine, à travers des œuvres que l’ambassadeur de France au Maroc, Jean-François Girault, a qualifiées de portraits vivants du Maroc d’aujourd’hui et autant d’invitations à la lecture.

Une autre institution des plus illustres, qui n’est autre que le Musée de Bank Al-Maghrib, présente périodiquement, tout au long de l’année, des expositions haut de gamme et à thématiques bien étudiées. Toutefois, la capitale a, comme tous les ans, brillé sous mille feux grâce à la foisonnante programmation du Théâtre national Mohammed V, dont nous pouvons relater quelques soirées, comme celles de «Chaâbana», «Laïlat Al Mawlid», le festival Comédia, le festival «Massarat Nisaïa», le ballet italien, les concerts de l’Orchestre symphonique royal, entre autres pièces théâtrales programmées durant toute l’année. Rabat a abrité, naturellement, d’autres manifestations musicales, notamment la deuxième édition de Visa For Music, le Festival international des arts et de la culture «Été des Oudayas» et le Festival Mawazine. Celui-ci a fait le bonheur des nombreux fans de la musique en sollicitant des célébrités d’ici et d’ailleurs.
Autant de projets que la capitale est prête à accompagner pour donner à l’art et la culture la popularité et la diffusion qu’ils méritent dans notre pays.

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