Rabat, Capitale marocaine de la culture

Un programme ambitieux pour un saut qualitatif dans le processus de développement local

,LE MATIN
12 Septembre 2017
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Depuis le lancement du Programme intégré de développement de la ville de Rabat (2014-2018), baptisé «Rabat Ville lumière, Capitale marocaine de la culture», la capitale a vécu au rythme de projets ambitieux qui contribuent à l'amélioration de son attractivité et au renforcement de sa vocation touristique.

Le président du conseil communal de Rabat, Mohamed Seddiki, qui revient sur les grandes caractéristiques du plan de développement de la ville, a indiqué que «la commune, malgré ses modestes moyens, s'est engagée auprès de différents partenaires en vue de mettre en œuvre ce programme ambitieux, qui, avec toutes ses composantes, vient conforter le rayonnement économique, social et culturel de la ville, insuffler une nouvelle dynamique socio-économique à la région, et renforcer la vocation touristique de la ville à travers la création de l'emploi, tout en contribuant à l'amélioration de l'attractivité de Rabat pour la hisser au rang des grandes capitales internationales».

Lancé par S.M. le Roi Mohammed VI en 2014, ce programme de mise à niveau de la ville de Rabat, «à forte valeur ajoutée», permettra à la capitale administrative de se hisser au rang des grandes métropoles mondiales, à travers la valorisation du patrimoine culturel et civilisationnel de la ville, la préservation des espaces verts et de l'environnement, l’amélioration de l’accès aux services et équipements sociaux de proximité et le renforcement de la gouvernance, a relevé M. Seddiki, dans un entretien accordé à la MAP. Ce projet d'envergure, qui a nécessité une enveloppe budgétaire de plus de 9 milliards de DH, s'assigne également pour buts de moderniser la ville par le biais de la requalification du tissu urbain, la consolidation et la modernisation des équipements de transport, la dynamisation des activités économiques et le renforcement des infrastructures routières, a rappelé le maire de Rabat.

Ces chantiers, qui comprennent la construction du Grand Théâtre de Rabat (2.000 places), un Musée national de l'archéologie et des sciences de la Terre et de plusieurs maisons de culture, un complexe résidentiel, des unités hôtelières, des espaces dédiés aux activités commerciales et récréatives, l’aménagement d’espaces verts, outre des terrains de proximité, et la restructuration de l'ancien hôpital militaire Marie-Feuillet qui sera érigé en une unité hôtelière sous le nom de «Kasr Al-Bahr», entre autres, contribueront au renforcement des structures de base de la ville et à «faire de Rabat une ville de séjour et non seulement de transit». Pour ce qui est du renforcement des infrastructures de base et du réseau routier, le président a estimé que ce maillon vital dans la vie des citoyens est destiné à donner un nouvel élan à la mobilité intra-urbaine, comme à la connectivité de la capitale avec les autres centres urbains et artères routières, avec à la clé, la mise à niveau des entrées principales de la ville, la réalisation de voies de contournement et l’aménagement et l’extension des grandes avenues, a souligné M. Seddiki.
Ces projets portent aussi sur l’élargissement des artères de la ville, notamment celles de Hassan II, Annakhil, Al-Kifah, Al-Majd, des FAR et Abderrahim Bouabid, où les travaux d’enfouissement des lignes à haute tension sont en cours d’achèvement, la protection et la mise à niveau du tissu urbain de la ville, dans le cadre du programme «Villes sans bidonvilles», ainsi que le réaménagement des quartiers sous-équipés à travers le recensement des logements à risque et la cartographie des zones dangereuses.

Concernant le réaménagement des quartiers sous-équipés, un axe qui cible les douars Lhajja, Mâadid et Doum, le président a souligné que l'État ne peut, à lui seul, se charger de la réhabilitation de ces cités «de développement urbain» qui nécessitent des investissements d'une valeur de 20 milliards de DH, relevant la nécessité de consolider les efforts dans le cadre d'un partenariat participatif entre les secteurs privé et public en vue d'offrir de nouveaux logements qui répondent aux normes de sécurité et préservent la dignité du citoyen. S’agissant des infrastructures sociales de base, les travaux ont concerné la construction de plus de 65 terrains de proximité, le réaménagement et la réhabilitation de 56 établissements scolaires et l’aménagement des jardins dans l’objectif de préserver les espaces verts dans la cité, a ajouté le maire de la ville. Quant au volet lié au renforcement des infrastructures et des réseaux routiers, et en vue de répondre aux problématiques de mobilité et de déplacement à l’intérieur comme à la périphérie de la ville de Rabat et la doter de parkings supplémentaires dans le cadre de la mise en œuvre de la convention relative à la gestion déléguée pour la création et la gestion de parkings souterrains dans la capitale aux places Bab El Had, Bab Chellah (Centre) et Abou Bakr Seddik (Agdal) et sur l'avenue Laalou (Hassan), a fait savoir M. Seddiki, notant que suite à la demande des conseillers des arrondissements d'El Youssoufia et Yaacoub El Mansour, il sera prochainement procédé à la construction de parkings à côté du complexe commercial Al Manal et un autre à El Youssoufia.

Évoquant les défis auxquels fait face le transport public à Rabat, M. Seddiki a noté que la modernisation et la gestion du secteur du transport public urbain par bus a commencé en février 2017 à travers le recours à une nouvelle gestion déléguée de ce service par le Groupement de communes de l'agglomération de Rabat, faisant observer que le groupement sera doté, vers l'été 2018, de bus amis de l'environnement qui respectent les normes fixées en matière de protection de l'environnement. Côté propreté de la ville, le président a affirmé que le secteur «se porte bien» puisqu'il existe trois sociétés, dont deux sont chargées de la collecte des déchets et une autre de balayer les rues et les avenues de la ville. Rabat est, donc, appelée à s’acheminer, par paliers successifs et au fil des ans, vers une nouvelle ère de son histoire marquée par l'intégration de l'ensemble de ses composantes dans un tissu urbain harmonieux et attractif, mais aussi et surtout fort d'une infrastructure solide et d’équipements vitaux qui soient dignes d’une «Ville des lumières». 


Fatna El Kherraz et Hajar El Faker - MAP





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