Emploi

Leadership féminin

Les déterminants des parcours d’excellence

author LE MATIN

Les déterminants des parcours d’excellence

La Journée internationale des droits des femmes est généralement l'occasion de faire le point sur une série de questions intéressant les femmes, notamment le leadership féminin. Quelle évolution ? Quels sont les enjeux autour de ce thème ? Pour tenter d’y répondre, Financité Institute a retenu, pour son premier colloque, organisé vendredi dernier à Casablanca, comme thème «Libérer le leadership féminin ! Les valeurs féminines à l’épreuve des rôles de décision et du pilotage des organisations».

«Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent. Les femmes sont en partie responsables de cette situation, car elles n’osent et n’avancent pas suffisamment. Du coup, la nécessité de mettre en place une politique volontariste pour faciliter l’accès aux postes de décisions s’impose». C’est ce qui ressort globalement d’une étude réalisée par Financité Institute, organisme de formation, spécialisé en finance, présentée par Rachid El Maataoui, fondateur de Financité Institute, en marge de la première édition du Colloque des femmes en finance et affaires (FEF), organisé à Casablanca sur le thème «Libérer le leadership féminin ! Les valeurs féminines à l’épreuve des rôles de décision et du pilotage 
des organisations».

À la question de savoir si le développement de la mixité est un objectif pour toutes les entreprises ou organisations, l’étude révèle que 90% des hommes pensent que c’est le cas, contre un pourcentage plus élevé pour les femmes. Pour ce qui est des enjeux de la mixité, ils sont variés : diversification du style de management, meilleure image de l’entreprise, vecteur de performance, certaines fonctions seraient mieux gérées par les femmes notamment les fonctions RH, marketing, achat. L’étude dégage des pourcentages édifiants. «Les femmes ont une supériorité lorsqu’il s’agit d’apercevoir ou d’entrevoir les enjeux de la mixité», indique M. El Maataoui. La question des freins à la mixité est également une des sous-thématiques traitées par l’étude. Une question visant à savoir si les obstacles à la mixité relèvent des organisations ou résultent des femmes elles-mêmes. À ce sujet, les hommes pensent que 25% de la responsabilité incombe aux femmes qui, de leur côté, engagent dans ce cas de figure la responsabilité de l’organisation. En conclusion, résume M. Maataoui, «la mixité est une tendance de fond. On y croit, car il ne s’agit pas d’un effet de mode. C’est une nécessité qui est admise, mais qui n’a pas pu se mettre réellement en œuvre. La mixité ne se développe pas comme souhaité par tout le monde en raison des freins qui l'entravent». Dernier point abordé par l’étude et qui n’est pas des moindres : la parité. Comment se présente alors la parité dans le recrutement ? Quels sont les enjeux de l’égalité salariale ? Et quelle évolution de la parité dans les organisations marocaines ? Côté recrutement, les résultats de l’étude indiquent qu’on devrait arriver à des organisations où le taux féminin d’encadrement est le même. «Notons qu’un certain nombre d’entreprises a un taux d’encadrement féminin supérieur à 50%», fait savoir le fondateur de Financité Institute. Il est aussi important de signaler que «l’égalité salariale est un enjeu prioritaire pour les femmes contrairement aux hommes qui pensent que c’est un sujet complexe». Toutefois, il y a unanimité sur le fait «À travail égal, il faut une rétribution égale», souligne l’expert en finance. Toujours selon M. Maataoui, «sur les 10 et 20 années qui viennent, ce sujet ne devrait plus être un d’actualité». L’étude, réalisée sur un échantillon important et représentatif (plus de 700 répondants, DRH d’entreprises) sur la base d’un questionnaire auto-administré, a fait ressortir plusieurs recommandations. Nécessité de mettre en place des formations spécifiques pour les femmes ; les organisations doivent mettre l’accent sur les programmes d’embauche pour des postes de décisions ; les femmes à fort potentiel devraient faire l’objet d’un intérêt très particulier et doivent bénéficier de programmes spécifiques ; la création et promotion des réseaux professionnels ; les entreprises qui encouragent la mixité et la parité doivent être primées et encouragées… ; les entreprises doivent s’adapter et assurer aux femmes des environnements où ils peuvent concilier entre vie professionnelle et personnelle.

Les ingrédients essentiels pour être leader
Le sujet a été débattu lors de la conférence inaugurale des travaux du collègue. Salima Bennani, DG de la Caisse de compensation, s’est d’emblée prononcée en faveur de l’équité pour une émancipation affirmée de la femme. S’y ajoutent d’autres déterminants importants : l’éducation, le parcours académique et surtout la volonté de gravir les échelons. Selon elle, la femme a réalisé des acquis indéniables, mais du chemin reste à parcourir pour arriver à une véritable équité.
Pour Fatim Zahra Bensalah, administrateur directeur général d’Atlanta Assurances, de grandes évolutions sont enregistrées. «Nous sommes en train d’accomplir et d’arriver à des chiffres en termes de leadership féminin qui sont très intéressants. Il y a certes des freins, mais on voit aujourd’hui que la société marocaine est en train de les dépasser petit à petit», affirme-t-elle.
La présidente de l’OMB (Observatoire marocain du bonheur) assure que le bonheur et le bien-être sont des ingrédients importants pour évoluer dans sa vie que ce soit personnelle ou professionnelle. Prenant part à la conférence inaugurale du colloque Jamal Bellahrach, CEO BDO Advisory, a lié les freins au développement du leadership et à l’émancipation des femmes dans la société marocaine et dans l’entreprise en particulier à la dimension culturelle. «Il faut éviter de classifier le leadership. Peu importe le sexe, un leader est celui qui a cette capacité d’embarquer les gens vers un chemin, de les faire grandir, celui qui porte les valeurs de l’entreprise et aide à l'inscrire dans une dimension inclusive», demande-t-il. Des qualités qu’une femme peut avoir en plus de sa capacité d’écoute et de communication. Selon lui, les femmes doivent «militer» pour atteindre les objectifs et s’imposer à côté de leurs homologues masculins. «Mon message : soyez militantes de votre projet professionnel. Le pouvoir personne ne vous le donnera, vous devez le prendre durablement», conclut-il. 
Cette rencontre a été marquée par la présence de Nabila Mounib, secrétaire général du Parti socialiste unifié (PSU), qui n’a pas manqué de rappeler que la Constitution 2011 consacre l'égalité totale entre les hommes et les femmes dans son article 19. «On ne peut pas changer les mentalités du jour au lendemain, il faut que les gens s’habituent à voir des femmes au pouvoir pour qu’ils puissent leur faire confiance», précise-t-elle. Elle a profité de l’occasion pour lancer un appel permettant aux jeunes filles ou garçons d’accéder à une éducation publique et gratuite. «Il faut orienter ces jeunes vers différents secteurs parce que nous avons des compétences plurielles dans différents domaines et pour cela il faudrait encourager la recherche scientifique et la participation politique…», recommande-t-elle. 
Devant ces défis, il est important qu'on accorde suffisamment d'attention à cette thématique. La réflexion s'impose plus que jamais. «Le discours doit être accompagné par des actions concertes», comme l’a signalé la directrice générale de la Caisse de compensation. 


Ils ont déclaré...

Jamal Belahrech, CEO BDO Advisory

«La question qu’il faut se poser d’abord est : “y a-t-il un leadership féminin et un leadership masculin ?” Pour ma part, je ne pense pas. Une entreprise, quelle qu’elle soit, a besoin d’avoir des managers qui comprennent le monde dans lequel ils évoluent et qui comprennent qu’une entreprise forte est aussi une entreprise qui engage et implique ses collaborateurs, qui sait les motiver pour s’adapter à cette mondialisation. Maintenant, la véritable question est de savoir s'il y a assez de femmes à la tête des entreprises et des institutions au Maroc. La réponse est évidemment non. Nous avons encore beaucoup de travail au Maroc pour promouvoir les femmes en responsabilité. Le principal obstacle à relever est d’ordre culturel et éducationnel. Le Maroc est une société d’hommes et ce sont ces derniers qui font les lois et les process d’évolution et de promotion. Les hommes ont peur pour leur place et leur pouvoir et tant qu’il y aura cette crainte et cette peur et ce retard “culturel”, les femmes auront du mal à s’imposer. Grâce à l’entrepreneuriat, puisqu’elles peuvent créer des entreprises avec leurs propres besoins, elles pourront reprendre le pouvoir demain sur le plan économique sans rien demander à personne et, à ce moment-là, le pouvoir politique s’installera durablement. Autre point : Malheureusement, comme dans toute société, il y a de la discrimination et ce sont les gens discriminés qui doivent faire plus d’effort au départ». 

Bennani Salima, DG de la Caisse de compensation

«Je crois au leadership féminin. Je pense que la femme est tout aussi capable que l’homme pour fédérer des valeurs motrices et fédératives, pour manager et faire évoluer une équipe vers des critères de qualité meilleure. Je pense aussi que le leadership féminin présente des spécificités du fait que la femme, de par sa nature, son éducation et son parcours que ça soit académique ou professionnel, a des valeurs intrinsèques qui font que son style de management soit différent. Bien évidemment, nous ne pouvons pas dire qu’aujourd’hui tout est facile, du fait que ce leadership rencontre des difficultés. Une femme a beaucoup plus de difficultés et de défis à relever qu’un homme. Elle doit faire un travail sur elle-même, sur l’environnement et sur l’écosystème, ce qui génère des freins. Je pense que la femme marocaine a des acquis qu’on peut saluer et qu’on peut considérer comme très importantes, mais il reste encore des choses à faire. Nous serons tous main dans la main et nous porterons tous les jalons pour que la femme marocaine soit reconnue à sa pleine valeur». 

Nabila Mounib, SG du PSU

«Pour qu’elles puissent participer pleinement au changement, les femmes au Maroc doivent être représentées au moins par le 1/3. C'est en fait ce qui constitue la masse critique pour que les femmes puissent effectivement influer sur les politiques, etc. Dans tous les domaines, il faudrait que l’on dépasse justement ce taux pour aller vers la parité puisque la Constitution 2011 parle d’égalité totale entre hommes et femmes. Bien sûr, ça ne se fait pas tout seul, ça commence par permettre aux filles d’accéder de manière égalitaire d’abord à l’éducation, aux moyens de production et ensuite dans une société patriarcale de mettre en place ce que l’on appelle des moyens de discrimination positive transitoire. On ne peut pas changer les mentalités du jour au lendemain et il faut que les gens s’habituent à voir des femmes au pouvoir pour qu’ils puissent leur faire confiance. En politique, avant 2002, nous avions deux femmes sur 325 parlementaires, ce qui était en deçà de tout ce qu’on pouvait imaginer parce qu’il y avait des femmes très compétentes dans le domaine politique. Il a fallu attendre le gouvernement de Abderrahmane El Youssefi qui allait introduire, pour la première fois, la fameuse liste nationale permettant l’accès de 10% de femmes au parlement. On avait espéré que ces 10% allaient passer par la suite au 1/3. D’ailleurs, il y a eu le mouvement du 1/3, suivi par le mouvement pour l’égalité d’accès des femmes aux institutions, notamment au Parlement. Toutefois, cela tarde à venir parce qu’il y a des résistances. Les questions qui restent à poser sont le fait de voir l’ensemble de nos jeunes, garçons ou filles, accéder à une éducation publique de qualité et gratuite pour qu’ils puissent tous avoir les mêmes chances de réussite. Il s’agit ensuite d’orienter ces jeunes vers différents secteurs parce que nous avons besoin des compétences plurielles dans différents domaines et pour cela il faudrait encourager la recherche scientifique et la participation politique».

Emmanuelle Gagliardi,  présidente de Connecting Women, France

«Le plafond de verre est né aux États-Unis dans les années 1990. C’est un concept qui ne date pas d’aujourd’hui et qui signifie cet espace de chape au-dessus de la tête qui fait que la femme, qu’elle soit salariée ou entrepreneure, n’arrive pas à passer dans sa carrière à un autre niveau. Cela est pareil dans le monde entier. Les outils qu’on utilise pour développer notre première partie de carrière fonctionnent très bien. Il s’agit notamment d’être bon dans son expertise, d’être présente sur le terrain et développer son perfectionnisme. Mais après, si on continue à développer ces outils-là, on s’épuise et c’est ce qui fait qu’on n’arrive pas à avoir les promotions, le salaire avec les augmentations et les jobs intéressants. C’est dire qu’il y a de nouveaux outils à développer après. Ces outils-là, on ne les apprend pas à l’école. Je partage avec vous quelques-uns. Tout d’abord, cultiver son réseau et développer sa visibilité. Dans sa deuxième partie de carrière, la femme doit faire savoir plutôt que de cultiver son savoir-faire. Ensuite, gérer son temps et avoir une vision très forte. Il s’agit là de se détacher du terrain pour avoir un objectif à court, à moyen et à long termes. Les femmes doivent gérer les croyances limitantes qui sabotent la confiance en elles-mêmes. Je vais vous donner une astuce pour remonter instantanément la confiance en soi : savoir dire non. Entrainez-vous à dire non et vous verrez instantanément que votre interlocuteur sera surpris et vous allez sentir dans tout votre corps que votre confiance en soi s'agrandit. Évidemment, il y a tout un travail très en profondeur à faire pour avoir la confiance en soi enlever les auto-sabotages. Il faut se rappeler quand même qu’au niveau de la sémantique en France, un échec c’est masculin, la réussite c’est féminin. Si les hommes s’en sortent alors que l’échec est masculin, je pense qu’on va pouvoir s’en sortir».

Hamid Ben Elafdil, président de la Fondation marocaine de l’étudiant

«La Fondation marocaine de l’étudiant existe depuis 2001 avec pour objectif d’accompagner les jeunes, filles et garçons, issus de milieux défavorisés qui ont obtenu leur baccalauréat avec de très bonnes notes. Le but étant de les aider à faire des études supérieures correspondant à leur niveau académique. Ils ont besoin d’information, d’orientation et de ressources financières. Aujourd’hui, on est venu parler plutôt du mentorat et du parrainage. Ces jeunes filles et particulièrement ces jeunes garçons ont besoin d’une marraine qui peut les orienter et leur donner des conseils et des informations. (…) L’événement d’aujourd’hui a constitué une occasion pour lancer un appel aux femmes dirigeantes et aux cadres supérieures pour qu’elles contribuent à notre mission d’accompagnement en tant que parrains ou mentors afin de permettre aux jeunes de réaliser leurs rêves. Nous avons besoin de mentors pour les jeunes filles qui sont boursières de la fondation et qui font des études supérieures à Casablanca ou ailleurs et qui ont besoin de se faire accompagner. Les femmes qui ont été réunies aujourd’hui ont eu la chance de faire des études supérieures et d’appartenir à des familles qui ont eu peut-être les moyens de financer leurs études. Chacune d’elle peut justement jouer le rôle, dans le cadre de la responsabilité sociétale, de pouvoir accompagner les jeunes filles». 

Rachid El Maataoui, DG de Financité Institute

 «Nous avons passé une excellente journée au colloque “Femmes en finances et affaires”. Une journée riche en contenus et en débats intéressants  portant notamment sur les trois thématiques retenues pour cette première édition du colloque, à savoir la question du leadership de la femme,  la question de la mixité et la question de la parité dans l’entreprise marocaine. Nous notons avec grande satisfaction la réussite de la première édition du colloque qui devient aujourd’hui une tradition qui va s’instaurer dans le paysage de l’événementiel marocain dédié à la carrière de femme de manière générale. Nous sommes extrêmement ravis d’avoir organisé  cette première édition du colloque et nous vous donnons rendez-vous sur toujours des thématiques intéressant les femmes au premier degré».

Izabelle Deprez, coach, conférencière et experte en leadership féminin

«J’ai été un peu surprise lors de ce colloque par les présentations qui ont été faites des sponsors sur ce qui était attendu d’une femme et surtout des vidéos présentant les femmes dans la dimension plutôt esthétique. Je voudrais dire que le leadership d’une femme ce n’est pas ça, c’est plutôt l’action, le mouvement, la détermination et c’est l’envie d’aller de l’avant. Cela pourrait fonctionner à partir du moment où la société bouge. Quand je dis la société, c’est la culture, mais c’est aussi les entreprises. Une femme méritante n’est pas forcément une femme qui se sacrifie, c’est une femme qui veut réussir au même titre qu’un homme dans l’entreprise. C’est pour cela que cette dernière a besoin de mettre en place une organisation adéquate tenant compte de la réalité de la vie d’une femme qui doit gérer notamment la maternité et l’éducation des enfants. Concrètement, cela passe par l’instauration des crèches, la mise en place d’une organisation de travail qui ne cultive pas le présentéisme et qui laisse de la liberté aux femmes, mais aussi aux hommes de pouvoir passer le temps avec leurs enfants. Des astuces qui permettront aussi bien aux femmes qu'aux hommes d’être heureux, de prendre en main leur destin et de répondre à leur besoin de réussite et d’épanouissement. Cela passe aussi par la culture et les médias, à travers la rédaction des ouvrages vigilants. Par exemple en France, des messages sont véhiculés auprès des enfants déjà tous petits sur le fait qu’un homme ou une femme à égalité peut avoir des opportunités dans sa vie professionnelle ». 

Fatim Zahra Bensalah, administrateur, DG Atlanta Assurance et présidente de l’OMB

«Aujourd’hui, on peut voir qu’il y a de grandes évolutions dans le bon sens. Nous sommes en train d’accomplir et d’arriver à des chiffres en termes de leadership féminin qui sont très intéressants. Il y a certes encore des freins, mais on voit aujourd’hui que la société marocaine est en train de les dépasser petit à petit. On garde espoir sur ce leadership et peut-être même nous arriverons un jour à la parité dans ce domaine-là. Je suis intervenue aussi aujourd’hui en tant que présidente de l’Observatoire du bonheur parce que le bonheur concerne tout monde et bien évidemment les femmes. Ces dernières ont aujourd’hui des difficultés à faire valider et valoir leur carrière parce qu’on a l’impression que c’est toujours au détriment de la maman, de l’épouse, de la faille, etc. Or aujourd’hui, nous remarquons que nous pouvons avoir une carrière professionnelle et être parfaitement dans notre rôle dans toutes ses composantes». 

Dossier réalisé par Nabila Bakkass & Najat Mouhssine

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