Un vrai privilège qui consacre le Maroc et la place qu’il occupe dans la région arabe, tout en lui donnant l’occasion de faire valoir ses atouts culturels et civilisationnels dont regorge, aussi, cette cité millénaire. «Nous considérons les activités de la Capitale de la culture arabe parmi les plus importants programmes culturels qui sont organisés périodiquement dans les pays arabes, sous l’égide du ministère de tutelle et en coordination avec l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (Alecso). Car cette célébration constitue une occasion pour faire valoir et instaurer la dimension culturelle de la ville choisie, à travers la réalisation d’événements en relation avec son développement et la mise en valeur de son infrastructure culturelle, ainsi que la dynamisation culturelle au sein de toute la région», souligne le ministre de la Culture et de la communication, Mohamed Laâraj, lors de la conférence de présentation du programme d’«Oujda : Capitale de la culture arabe 2018-2019», en présence du directeur général de l’Alecso, le Dr Saoud Hilal Harbi. Dans son allocution, le ministre de la Culture et de la communication n’a pas manqué de présenter les grandes lignes des activités artistiques et culturelles programmées à cet effet, dont 24 festivals, 34 rencontres et conférences intellectuelles, 7 journées culturelles consacrées aux pays arabes, 11 expositions, 6 représentations artistiques, 3 réalisations artistiques, entre autres, totalisant un chiffre d’environ 1.000 activités, dont l’objectif est de mettre en exergue les potentialités d’Oujda et son dynamisme sur le plan culturel et artistique, avec des hommages rendus à des personnalités du monde de la culture. Ces célébrations seront couronnées par l’élaboration d’une stratégie de l’action culturelle et du Pacte arabe de la culture. Par ailleurs, le directeur régional du ministère de la Culture, Amar Abbou, a témoigné de sa fierté du choix d’Oujda qui vient de sa position en tant que ville millénaire, et cité qui possède un nombre considérable d’institutions et d’équipements culturels de haut niveau, notamment le Théâtre Mohammed VI, des conservatoires, des bibliothèques régionales, en plus de son patrimoine matériel et immatériel très diversifié, que ce soit celui islamique ou celui qui date de l’époque coloniale. Sans oublier sa situation stratégique en tant que ville frontière, avec un aspect maghrébin qui fortifie sa richesse sur tous les plans, ce qui lui confère une particularité en termes de héritage andalou, arabe, amazigh et juif.