Le torchon brûle entre les professeurs de l’enseignement supérieur et le ministère de l'Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique. En grogne depuis plusieurs mois, les enseignants appellent à travers leur formation syndicale, à savoir le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP), à observer une grève le 20 février. Plusieurs raisons justifieraient en effet à leurs yeux cette décision.
D’après un communiqué du syndicat, les enseignants dénoncent le laxisme du ministère dans la mise en œuvre des dispositions prévues dans l’accord commun du 13 octobre 2017. Ils condamnent également le retard accusé par le Chef de gouvernement à relancer le dialogue social, malgré les multiples demandes déposées par le syndicat. Mais ce n’est pas tout, les professeurs de l’enseignement supérieur protestent contre l’absence d’un dialogue national avec les enseignants avant l’adoption par le Conseil de gouvernement de la loi-cadre sur la réforme de l’enseignement.
«Le syndicat exprime par ailleurs son refus catégorique de la tentative du ministère d’adopter la procédure de recrutement par contrat au niveau du cycle de l’enseignement supérieur et appelle à la mise en place de nouveaux postes budgétaires afin de faire face au manque criant de ressources humaines, surtout dans certaines spécialités», lit-on dans le communiqué du syndicat. Le syndicat appelle ainsi à la révision à la hausse des salaires des enseignants chercheurs. Il revendique également la révision de la nouvelle loi portant sur la réforme de la retraite dans la fonction publique. Le SNESUP appelle par ailleurs les syndicats les plus représentatifs ainsi que les associations des parents à coordonner leurs efforts pour lutter contre toute politique visant la marginalisation de l’école publique.