En Libye, où les deux camps rivaux sont dans l’impasse sur le terrain militaire, la bataille risque de s’envenimer autour de l’économie et de la gestion des ressources de ce riche pays pétrolier.
Des résolutions de l’ONU stipulent, en effet, que le pétrole doit rester sous le contrôle exclusif de la NOC basée dans la capitale. Et c’est à Tripoli de verser chaque mois les salaires des fonctionnaires dans tout le pays, y compris aux forces loyales au maréchal Haftar qui combattent pourtant le GNA. Le chef du GNA avait d’ailleurs promis de priver les membres de l’ANL de leurs salaires, après le lancement de l’assaut contre la capitale, qui aurait été motivé, entre autres, par des raisons économiques, selon des analystes. Dans sa contre-offensive contre le maréchal Haftar, le GNA semble vouloir profiter des atouts économiques dont il dispose pour affaiblir ses rivaux. Fin avril, la Banque centrale à Tripoli a ainsi limité l’accès aux fonds à des banques basées dans l’est du pays, invoquant des «irrégularités» constatées dans les transactions des établissements financiers en question pour justifier ces restrictions.
