Nation

En grève les 22 et 23 août

Les médecins du secteur public promettent une rentrée sociale agitée pour le gouvernement

Mohamed Amine Hafidi Mohamed Amine Hafidi, LE MATIN

Le syndicat entend faire pression sur le gouvernement pour faire entendre sa voix.

Le syndicat entend faire pression sur le gouvernement pour faire entendre sa voix.

Les médecins du secteur public en ont ras-le-bol et le font entendre. Depuis le début du mois d’août, ils ont entamé 5 jours de grève pour rappeler leurs revendications «légitimes», selon eux. Un débrayage qui est monté d’un cran depuis 2017, «face à un manque de volonté de la part du ministère de la Santé et de la primature pour apporter des solutions immédiates et concrètes», regrette le Syndicat indépendant des médecins du secteur public.

«Nous en avons marre. Marre des tergiversations du gouvernement et de son silence assourdissant». El Mountadar Alaoui, secrétaire général national du Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP), en exprimant son ras-le-bol au «Matin», se dit déterminé à poursuivre le débrayage que connaît ce secteur depuis plusieurs années.
«Face au mutisme de la primature, nous avons décidé d’entamer hier et aujourd’hui (22-23 août) une énième grève», nous déclare-t-il. Une autre grève donc qui s’ajoute aux dizaines d’actions militantes entamées ces trois dernières années par le syndicat qui représente plus de 70% du corps des médecins du secteur public. Entre marches nationales et régionales, grèves, sit-in, semaines de colère, port de blouses noires, campagnes de boycott… le syndicat entend faire pression sur le gouvernement pour faire entendre sa voix et opérationnaliser les différents accords signés avec les ministères de tutelle ces dernières années, en l’occurrence celui du 21 décembre 2015 sous l’ère Houcine El Ouardi et ceux d’octobre et décembre 2018 avec le ministre de la Santé Anas Doukkali.
«Nous ne demandons pas de faveurs particulières, mais nos droits. Il est illogique qu’un médecin commence sa carrière avec un salaire de 8.000 dirhams, nous voulons une réévaluation pécuniaire et une équivalence administrative. Nous demandons également une réhabilitation de notre statut, et que nous soient octroyés les moyens pour mener à bien notre mission», précise M. Alaoui. Le syndicat, qui regroupe médecins, pharmaciens et médecins-dentistes du secteur public, exige l’amélioration des conditions de travail et que soit revu le système des gardes non-stop et non rémunérées au niveau des établissements de santé. Ces derniers manquent à leur tour des moyens et équipements nécessaires pour soigner convenablement les patients, poursuit M. Alaoui.
Face à ce dossier revendicatif, «le gouvernement ne bouge pas d’un iota et ne semble pas vouloir proposer des solutions concrètes et immédiates», regrette notre source. «Nous n’avons pas reçu de réponse ou de position officielle du gouvernement et du ministère de la Santé. Où est le gouvernement ? Où est le ministre de tutelle ? Pourquoi ne veulent-ils pas activer les différents accords paraphés avec eux ? Qu’attendent-ils pour stopper cette hémorragie de démissions collectives et cet effondrement continu du système de santé publique de notre pays ?» se demande M. Alaoui. Pour répondre notamment à ces questions, nous avons essayé de joindre le ministre de la Santé Anas Doukkali qui n’a pas répondu à nos multiples sollicitations.
En attendant, le syndicat compte poursuivre ses actions militantes, notamment le boycott des caravanes médicales «qui ont des visées politiciennes et populistes», selon les dires du SG du syndicat. Début septembre, le bureau national du SIMSP organisera une réunion pour décider des prochaines actions à mener d’ici la fin d’année. Les démissions, quant à elles, se poursuivent dans un secteur qui connaît déjà un manque criant en ressources humaines. «D’ici fin août, nous allons atteindre 1.300 démissions. D’octobre 2018 au 7 juillet, nous avons reçu 995 démissions de médecins au niveau national», nous précise M. Alaoui. Des démissions qui se seraient accélérées à en croire notre source, puisque le syndicat a reçu du début du mois dernier à aujourd’hui 306 autres démissions. 

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