Économie

Transition énergétique

L’Irena tient sa 11e session dans un contexte contrasté

Samir Benmalek Samir Benmalek,

Paradoxalement, la transition vers une économie sobre en carbone ne suit pas l’essor des énergies renouvelables .Ph. DR

Paradoxalement, la transition vers une économie sobre en carbone ne suit pas l’essor des énergies renouvelables .Ph. DR

La transition énergétique comme un investissement dans un avenir résilient constitue l’axe principal autour duquel sera articulé la onzième session de l’assemblée annuelle de l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) qui se tient du 18 au 21 janvier. Cette session, virtuelle et diffusée sur le site internet de l’Agence, intervient alors que l’objectif d’atteindre une économie mondiale décarbonée lors des 25 prochaines années connaît des fortunes diverses.
Il y a, d’une part, l’essor des énergies renouvelables dans le mix mondial. En 2019, les nouvelles énergies renouvelables représentaient 72% des ajouts de capacité électrique installée dans le monde. Cette progression s’est accompagnée de la chute des prix notamment ceux du solaire qui ont baissé de 89% depuis 2010. Mais il y a d’autre part, la transition et l’efficacité énergétiques qui peinent à suivre le rythme. L’intensité énergétique, un indicateur qui rapporte l’activité économique mondiale à la consommation d’énergie, devrait progresser de seulement 1% en 2020, c’est le rythme le plus faible depuis 2010 selon l’Agence internationale de l’énergie.
Lors de la session de l’Irena, un Panel de haut niveau sur la transition énergétique pour une reprise post-Covid durable réunira notamment des Chefs d’État, des ministres, des chefs d’organisations internationales et des acteurs privés.