19 Septembre 2012 À 14:21
Investissements, projets de recherche… L’énergie est sans conteste l’un des secteurs les plus dynamiques de cette rentrée. En effet, le Royaume est, en ce mois de septembre, un vrai carrefour d’idées tendant à repenser les questions énergétiques qui taraudent les gouvernants du monde entier et interpellent en particulier les pays à ressources limitées dans ce domaine, obligés de rechercher des alternatives...Ainsi, en l’espace d’une semaine, le Maroc a abrité des événements de portée internationale sur l’énergie d’une manière globale, et sur les énergies renouvelables en particulier.
En l’occurrence, une conférence internationale sur la technologie photovoltaïque, tenue il y a quelques jours à Casablanca ; une rencontre internationale sur les énergies renouvelables à Salé ; la 18e édition de la conférence internationale SolarPaces (Solar Power and Chimical Energy System) à Marrakech, tenue sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ; un colloque international sur «Les défis énergétiques dans l’espace euro-méditerranéen», organisé à Ouarzazate. Le Royaume abrite par ailleurs, les 20 et 21 septembre, un autre évènement d’envergure internationale : La conférence politique de la charte de l’énergie, rassemblant les pays signataires du Traité de la charte de l’énergie.Le Maroc, une tribune régionaleCes rencontres, qui font du Maroc une tribune régionale, ont permis l’émergence de nouvelles idées qui devront contribuer à la résolution de l’équation énergétique dans le monde en général et au Maroc en particulier. Pour la conférence internationale SolarPaces, tenue pour la première fois en Afrique et dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), elle a permis aux participants de concevoir une vision sur les nouveaux développements de la technologie, des marchés et des financements dans le domaine du solaire thermique à concentration et les procédés chimiques. Ils ont ainsi examiné une série de questions liées essentiellement à la modélisation des ressources, à travers l’évaluation des potentialités que recèlent les différentes régions du Royaume dans le domaine solaire. L’objectif étant de réduire les coûts de production, d’améliorer le rendement et l’efficacité énergétique. S’agissant du colloque international sur «les défis énergétiques dans l’espace euro-méditerranéen», organisé par la Chambre des conseillers en partenariat avec l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM), elle a permis d’explorer davantage les pistes devant favoriser la contribution des énergies renouvelables à la satisfaction des besoins en énergie, à la protection de l’environnement et au développement durable.
Dans ce contexte, le message royal aux participants à cette conférence a, dès le début, tracé les orientations pour les travaux en insistant sur l’intégration régionale, étant entendu que le Maroc fait partie intégrante d’un espace géographique qu’il partage avec ses voisins de la Méditerranée, de l’Europe et de l’Afrique. Instaurer un groupe euro-méditerranéen d’énergie est une des grandes orientations émises par le Souverain.Parallèlement à ce débat sur les pistes à même de permettre de faire face au défi énergétique, des projets concrets sont lancés, aussi bien dans le domaine de l’investissement que de la recherche. Ainsi, le Royaume compte mobiliser près de 72 milliards de DH pour financer des investissements en infrastructures énergétiques entre 2013 et 2015, selon le ministère de tutelle. Cet effort d’investissement n’est qu’une continuité d’un programme déjà lancé depuis des années et qui a donné lieu à des investissements de l’ordre de 24 milliards de DH entre 2008 et 2012, se traduisant par une importante extension de la capacité de production. De même, l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) développe actuellement un projet pilote dans le domaine de l’énergie solaire en mutualisant les moyens avec les chercheurs des universités marocaines ; une plateforme de 1 MW, installée dans la région de Benguerir, qui devrait démarrer très prochainement.