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«On regarde toutes les opportunités, quels que soient les marchés»

C’est l’une des premières entreprises marocaines à avoir attaqué avec succès le marché high-tech sur l’international. Tout récemment, elle a remporté un gros marché de modernisation des infrastructures réseau au Gabon. Ambassadrice d’un savoir-faire made in Morocco, Involys affiche des ambitions hors frontières et se projette déjà dans l’avenir. Son PDG s’en explique.

«Le continent africain représente aujourd’hui pour Involys un axe de développement stratégique». Ph. Saouri

09 Février 2012 À 13:21

L’État gabonais vient de vous confier un contrat de 5,4 millions d’euros. Comment Involys a-t-elle décroché ce marché ?Notre présence en Afrique, notamment en Tunisie, puis en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Togo, nous a permis d’approfondir notre connaissance des spécificités des marchés africains et de bénéficier ainsi de plusieurs références. Le Gabon était naturellement un pays prioritaire. Nous y travaillons d’ailleurs depuis plus de trois ans. L’État gabonais était, d’une part, à la recherche d’une solution globale pour assurer la maîtrise de son patrimoine immobilier et mobilier sur son territoire, mais aussi à l’étranger. D’autre part, le pays est engagé dans un processus de modernisation de son administration et de réformes aussi sur le plan budgétaire.

Il fallait donc instaurer au préalable une relation de confiance avec les Gabonais ?L’équipe gabonaise était, depuis quelques années déjà, en charge du benchmark à l’échelle internationale pour identifier les meilleures solutions en matière de gestion et de valorisation du patrimoine immobilier et mobilier de l’État. Ils sont venus au Maroc pour examiner la solution «Praxis» développée par Involys. Les experts gabonais ont profité de cette visite pour rencontrer aussi plusieurs de nos clients dans des ministères, comme celui de l’Économie et des Finances ou encore de l’Intérieur, mais aussi au niveau des universités et des banques. À la fin, ils ont manifesté un vif intérêt pour notre solution, car elle répondait à leurs attentes. Les Gabonais ont aussi porté de l’intérêt à notre système de gestion des budgets et des dépenses «Vectis» à propos duquel ils ont communiqué avec leurs responsables, au Gabon. Il en a résulté une deuxième visite d’experts dépêchés à Casablanca pour mener une étude d’évaluation des capacités de notre système par rapport aux perspectives de développement et de mise en application de la réforme engagée par l’État gabonais.

Comment allez-vous honorer votre engagement pour finaliser de ce projet en 2012 ?Nos partenaires gabonais ont engagé des réformes dont l’échéance d’entrée en vigueur est très proche. Grâce à l’investissement réalisé avant même la conclusion du contrat, nous sommes bien engagés pour la réalisation ce grand projet afin de le rendre opérationnel avant la fin de l’année en cours. Pour ce faire, nous avons anticipé aussi bien dans le domaine technique de la solution mise en œuvre qu’à celui de l’élargissement du staff et des équipes Involys. Nous avons également élaboré un plan de management de projet et une méthodologie intégrant les différentes dimensions, surtout techniques et organisationnelles, avec un accent spécial sur le volet de la communication pour promouvoir l’idée du changement. Pour assurer à ce projet le maximum de conditions de succès, un comité de pilotage a été mis en place, doté de pouvoirs et de responsabilités.

Quel est le poids actuel de votre présence sur les marchés africains ?Le continent africain représente aujourd’hui pour Involys un axe de développement stratégique. Nos investissements sur ces marchés ont commencé en 2006 et sont en accroissement continu. La part du chiffre d’affaires réalisé par pays évolue en fonction des tendances du business. Le dernier contrat signé avec le Gabon confirme bien cette évolution. Nous veillons donc à consolider notre présence sur ces marchés.

Concernant le développement à l’international, est-il plus facile pour Involys de décrocher des contrats en Afrique qu’en Europe ou ailleurs ?Dès les années 80, notre présence a été significative sur les marchés européens. Entre 1997 et 2004, nous avons attaqué aussi le marché nord-américain en ciblant le Canada. Depuis quelques années, nous considérons que le marché africain présente lui aussi une opportunité certaine à saisir. Mais ce choix de stratégie n’est pas exclusif, car nous continuons chaque jour à analyser toutes les opportunités à saisir, quels que soient les continents et les marchés. 

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