30 Avril 2012 À 14:58
Les ambitions des uns tranchent avec les inquiétudes des autres. Dans les deux divisions, les rencontres sont de plus en plus sensibles et la grogne n’est pas prête de s’estomper, en particulier au niveau de l’arbitrage qui a beaucoup fait parler de lui. A quelques encablures de la fin du championnat national dans ses deux divisions, il est clair que tous les antagonistes suivent de près les rencontres tant au sommet de la hiérarchie que dans le bas du tableau. En botola 1, la course au titre est plus que jamais lancée avec un trio de charme qui se surveille. Le FUS de Rabat qui a longtemps occupé le fauteuil de leader s’est soudainement retrouvé en compagnie du Moghreb de Tétouan et du Raja de Casablanca. C’est dire que les prochaines rencontres de ces trois clubs retiendront toute l’attention en particulier des contrôleurs des arbitres habilités à juger leur comportement. La nouvelle génération est composée de jeunes sifflets qui, parfois, ne sont pas à l’abri d’erreurs qui faussent les résultats. Or, à ce stade de la compétition, les erreurs peuvent s’avérer dramatiques, car il s’agit d’un titre qui s’inscrit à jamais dans le palmarès d’un club. Si le FUS et le Raja ont déjà gouté aux délices d’un sacre, ce n’est pas le cas pour le Moghreb de Tétouan qui ne pourra accepter aucune incartade. Dans le bas du classement, la situation n’est pas moins reluisante pour la JSM, l’IZ Khémisset, le WAF et le Hassania d’Agadir, dont l’entraîneur Mustapha Madih a été expulsé à deux reprises. Les Soussis ont considéré ces deux cartons rouges comme un complot ourdi contre le HUSA. Le président du WAF Abderrazak Sebti a également soufflé à des proches que la fédération ferait tout pour pousser les Fassis en division inférieure, alors que la JSM a failli déclarer un forfait général suite au bras de fer entre ses dirigeants et Ahmed Ghaibi, responsable aux yeux de bon nombre de clubs des maux de chacun. Tout cela fait désordre dans un pays où le football est roi et qui vient de lancer le professionnalisme. Qui a tort, qui a raison ? C’est à la fédération de clarifier les choses avant la fin du championnat afin d’éviter les erreurs du passé et les accusations des uns et des autres. La pression est pénibleIl n’y a pas que l’arbitrage qui est pointé du doigt, mais également l’intervention des intermédiaires qui arrivent à approcher les joueurs ou les gardiens de but afin de lever le pied lors de rencontres sensibles. Il est des résultats qui étonnent parfois. Comment peut-on expliquer qu’un club peut remporter une victoire à l’extérieur sur un score large et perdre la semaine suivante, chez lui également sur un score qui prête à confusion. En seconde division, la pression est pénible pour l’accession. Le Raja de Beni Mellal, sous l’impulsion de son technicien Youssef Fertout, est déterminé à réussir la montée chez les grands. La même ambition est partagée par ses poursuivants, la RS Berkane, le Tihad de Casablanca (TAS) et le KACM Marrakech. Voilà des équipes, dont les confrontations devront surveillés de près. L’arbitrage, l’entourage des joueurs, du club, bref tout l’environnement d’une rencontre pour garantir les résultats. Il y avait de l’image de notre football qui a été souvent souillée par des affaires de corruption, d’achat de matchs, et bien d’autres nuisances. D’aucuns veulent aujourd’hui un football propre, des arbitres honnêtes, des joueurs et des entraîneurs qui jouent le jeu, bref un football professionnel comme on en voit sous d’autres cieux. Si d’ici la fin du championnat, aucune contestation à propos d’un résultat n’est enregistrée et que la transparence a primé, alors on aura fait un grand pas vers le véritable professionnalisme et la vitrine de notre football n’en sera que mieux illuminée.